dimanche 10 février 2013

Témoignage d'un homme victime d'inceste maternel




Témoignage publié également sur le blog 
de l’ouvrage de la Dre Muriel Salmona : Le livre noir des violences sexuelles à Paraître chez Dunod le 10 avril 2013
sur la page Témoigner


Le 6 janvier 2006, j’ai perdu une dizaine de pages d'écritures j’en avais lu quelques bouts à Muriel Salmona, j’ai besoin de redémarrer un long récit que je ne veux plus perdre dans la poubelle de mon ordinateur… acte manqué ?
Ce texte, il est écrit pour ne pas perdre le fil, et pour toutes les femmes qui m’ont aidé et les rares qui m’ont aimé et que je n’ai pas su bien aimer, ma petite sœur si possessive, C. qui m’a donné le meilleur d’elle-même, et ma femme la fée tenace  qui voulait tant de moi, la femme la plus proche de l’absolu et la moins dangereuse qu'il m’a été donné de rencontrer, enfin à la petite fille que le petit garçon veut tant rencontrer et que
l’homme aime tant… toutes celles qui m’ont aidé en premier leurs sourires, leurs patiences, leurs attentes  …
Je les aime profondément …

La mort de l'enfant :

Sept ans, peut-être huit et déjà trop de choses qu’il sait qu’il sent, et un dimanche d'automne la mère tant aimée est seule avec lui dans la maison. Egarée elle n’est pas comme d’habitude et d’un seul coup,  la bouche en coin, remplie de fureur, les ordres sont là, durs impitoyables sans réplique possible, me laissant sans voix… et ainsi  je me retrouve avec la culotte courte et le slip sur les chevilles le haut du corps couché contre une table, et puis cette douleur aux fesses, ne pas pleurer, ne pas pleurer… cette douleur qui me coupe en deux, cela fait tellement mal, tellement, et puis ses mains, ses mains autour de mon cou, et elle serre et là c’est bon, là je peux partir, je veux partir, elle m’ouvre la porte à l’ailleurs, fuir, fuir, partir…

Seul dans la pièce couché par terre contre la table j'ai mal aux fesses ; l’air rentre dans mes poumons avec difficulté et sans plaisir, c’était trop bon avant, juste avant, pouvoir repartir en arrière et puis il devient à mesure que je reprends mes esprits lourd, il est devenu irrespirable trop lourd, il faut bien bouger, il faut bien vivre, enlever aussi la banane d’entre mes fesses remonter mon slip et remettre ma chemise dans la culotte il faut bien bouger… 
Mais pouvoir repartir comme avant quand elle serrait mon cou…
Bouger pour aller où ???
Dans la pièce d’à coté elle est là de dos. L’air pèse maintenant des tonnes, je vais dans un coin, elle se retourne dans son regard il y a encore la fureur, la mort et puis la menace, de toute façon il ne s’est rien passé. Demain matin l'enfant sera mort, il aura tout oublié.


L'homme

L’homme a cinquante ans l’âge où l’on fait l’inventaire et il s’aperçoit après plus de dix ans de travail sur lui qu'il n’est pas un homme, qu'il vit en dehors de sa vie, qu'il est Jeannot lapin, cette histoire qu'il se raconte depuis l'âge de 8 ou 9 ans… il n'est pas encore un homme, il est Jeannot lapin !!! Jeannot lapin travaille depuis 15 ans avec l’aide de sa psy et avant avec d’autres. Mais rien n’avance ou si peu…
Gros débroussaillage… Jeannot lapin pressent bien des choses qu'il ne veux pas ! Surtout pas voir ! Surtout pas savoir…
Et puis Jeannot lapin devient un homme fou à vouloir être enfermé, à vouloir mourir, à vouloir tout démolir quand il sait des rêves éveillés bien plus forts que les mots bien plus effrayants que la mort, des rêves qui vous poignardent le cœur, vous saisissent l'âme, des rêves si proches de la vérité qu'il avait eu si peur, si peur, si peur de les rêver pendant trente et quelques années. 

Les choses que l'homme écrit sont fragiles, moins que celles qu’il dit. Elles sont de l’ordre du dérisoire, du tellement dérisoire qu'elles sont de l’ordre de l'essentiel parce que simples et sans détour.
Jeannot lapin pensait que la désespérance était une forme supérieure de la critique, qu'il  fallait bien l’’appeler bonheur pour que demain se lève… L’essentiel est de l’ordre de la solitude et de la beauté éphémère d’une vie de chaque jour, d’une vie… mais que c’est dur pour Jeannot lapin… parce que sa femme le pousse, ne le lâche jamais il sent que Réussir sa vie c’est quoi pour lui sinon cet entêtement à retrouver l'enfant, refaire le chemin jusqu'à s’y perdre pour mieux s’y retrouver, pour mieux retrouver la vérité et l'essentiel dans  le dérisoire.


Jeannot lapin naquit à l’âge de huit ans, et est mort l’automne des 50 ans de l’homme.
L’homme est né à 50ans seul désespéré. Les montagnes étaient noires elles crachaient la pourriture du monde, l'homme est à peine commencé, et il n’entrevoit même plus la vie, il n’entrevoit même pas les chemins du possible…
Ces jours là, mon âme et mon cœur se sont enfuis de mon  corps, trop dangereux pour elles de vivre là dedans… dans le trou  béant de ma carcasse vide, place était faite au néant.
Il y avait eu dans ma vie un jour qui n'aurait jamais dû exister un jour que je maudis, ce fut le jour de la grande démente qu’aujourd’hui encore je maudis, le jour où la grande démente me fit voir son âme si méchante, elle n'avait plus le visage d’une femme, c’était la mort jalouse qui hurlait et qui en même temps me disait je suis celle que tu aimeras dans ta mort.

Elle m'envoyait, en ne finissant pas son geste meurtrier, en enfer aux mains de puissances infernales prêtes aux bacchanales sataniques faire refaire ce qu'elle n'avait pu défaire. Très souvent, depuis, je me demande pourquoi les femmes, la Femme peuvent être porteuse en moi de tant d’espoir, sans doute parce que celles que j'ai rencontre m’ont aimé à se brûler.
Mais je crois aussi que malgré la perversité de la relation que la vieille sorcière entretenait avec l'enfant avant le jour terrible, l'enfant sentait bien que cela n'était pas normal, mais il en profitait, petit roi dans le lit de sa mère, combien de matin alors que le père était en bas déjà au boulot, le seul souvenir d’avant le jour du viol  de l'enfant que Jeannot lapin se rappelle :
Les matins au lit, souvenirs tronqués il a cru à des câlins tendres mais cela ne collait pas avec cette froideur de la mère avec tout son entourage, avec les souvenirs de ma sœur tellement possessive avec son petit frère, mais qui depuis le début m’a cru, et qui remonte les souvenirs avec moi retisse notre histoire.
Le seul véritable souvenir qui me reste de l’enfant d’avant ce sont ses heures le matin au lit à prier, prier, toujours prier, égrener des chapelets, le livre sur Charles de Foucault et surtout les actes de contrition, c’est ma faute, c’est ma faute c’est ma très grande faute, mais avant vers les 3-4 heures du matin dans mon demi sommeil près d’elle ???
Vous Mme Salmona qui avait la patience d'attendre que les paroles sortent de ma bouche alors que si souvent vous saviez déjà, vous avez parlé de fellation, un gros mot pour vous ! Devançant ainsi ma pensée au passage c’est la pratique que j'aime le moins, satisfait comme tout un chacun que mon sexe durcisse dans la bouche de la femme qui pense me faire plaisir, cela ne me dégoutte pas mais m'ennuie profondément me gène horriblement, j'ai l’impression que l'on me prend ce que je ne veux pas donner…
Trop tôt, pas avec toi, tu n'avais pas le droit de prendre et de casser !!! La vieille sorcière avait fait de l’enfant avant même la journée du viol un grand foutoir, d’un désordre incroyable, mais c'est si bon d'être aimé par la femme la plus belle du monde, ta mère, et si bon d’entendre le père travailler en bas et de la rejoindre comme dans un rêve, d’un pas si rapide, d'être dans le secret d’une attente, pourquoi je cours dans son lit tant de matin si simple comme le retour d'un boomerang, parcequ'elle m'aime, que c'est si doux que j'approche dieu et…
Que je n'ai pas l'âge de comprendre, que le trou qu'elle a tout en haut de ses jambes porte le même nom que ces fenêtres étroites dans les châteaux forts, une meurtrière, que ce trou que depuis je n’ai jamais pu appeler dans l'intimité avec une femme ou en analyse que « ventre », tant j'ai de mal à nommer par où elle m'a conçu, par où elle m'a donné à la vie c'était aussi par là qu’elle me dépossédait de tout moyen de grandir, d'être, ma tête enfouie entre ses jambes. 
De l'enfance je ne gardais aucun souvenir à part les prières au lit chaque détail, les livres, les images, le chapelet, la pièce, les odeurs, la couleurs, les autres souvenirs sont morts un jour tourmenté d’automne mais celui là aussi je l’avais oublié.
 Et la mort cette maladie des vivants me revient sans cesse entraînant le manque de sens, l'absence de tout, elle vous met en disgrâce, en pointillé, vous n’avez plus goût à rien ou pire : le meilleur,  les femmes,  les amis, les amours, la montagne, le travail n'ont plus de goût vous n’êtes personne, vous n’êtes pas l'enfant serez-vous l'homme ???


Jeannot lapin est devenu parce que l'enfant était mort, il est né à huit ans, mais il sent que sa vie n’est pas faite pour lui.
Mais, par quel vrai miracle, il sait aussi qu'il faudra déjà choisir entre l'amour ou bien le vide, le désespoir ou bien l’ennui, la passion et la bagarre ou le rien. Jeannot lapin a choisi la vie et l’amour, et le désespoir aussi, les montagnes et les femmes aussi… 
Jeannot lapin c’est un truc bizarre, cela ressemble a un petit garçon et c’en est pas un.  D’abord Jeannot lapin,  son père il les tue les lapins avec amour d ailleurs aller savoir comment on peut tuer avec amour, mais si mais je vous l’assure ce père là, il a toujours tué avec amour et tendresse combien de fois  Jeannot lapin l’a vu caresser les plumes ou le poil du gibier comme jamais il ne l’a vu faire avec sa femme d'ailleurs il a un geste d'une tendresse infinie, il porte le gibier à son visage s enfouit le nez dans les plumes ou les poils, les embrasse.
 Une fois seulement dans sa vie, vers onze ans, il découvre  une autre facette de son père en rentrant de l’école, il ose entrer dans le café où il y a son père, et là il découvre un autre père, autonome qui a des idées, qui les défend, pas l’esclave que sa mère en a fait à la maison, cassante, autoritaire, dégradante.
 L enfant a eu une scolarité sans souci… tout sera catastrophique pour Jeannot lapin rien ne rentre dans sa tête ou alors il le ressent comme une agression, il est blindé, les autres sont dangereux, les hommes particulièrement il les sent veules, pas courageux, changeants. Dès cette époque dans ses fantasmes oniriques, il est déjà la femme, la femme abîmée, humiliée, souillée, maltraitée. Il souffre beaucoup  de ses sales histoires qui traînent dans sa tête.
 Par le hasard du scoutisme il découvre la spéléo, la spéléo l’amène à l’escalade, ainsi que des vacances familiales près de Chamonix. C’est une révélation merci Raoul merci Fernand il se fait des amis grâce à l’escalade ses premiers amours adolescents aussi,  ses amours qui ne me quitteront jamais, ses amours ou un regard un silence une main qui frôle un bras, une épaule, un genoux touche l'âme. 
Ce n’est pas pourtant l’amour d’un cœur simple, non tout est compliqué combien délicat et difficile,  c'est un amour qui vient de loin, au delà de la mort de l’enfant, au moment de sa naissance de ce premier abandon de cette solitude immense, de cette absence définitive. Rien ne s’est fait de normal en lui. 
L’homme est capable aujourd’hui de dire à l'enfant à Jeannot lapin que pour : «  je vous aime » il faut d abord dire JE, exister, être.
 Et puis l’amour c’est une joie qui nous arrive trop souvent pour nous rendre malheureux.

  
La rencontre 

Au détour du chemin l’enfant est là,  ils se sont reconnus dans l'instant.
-Tu en as mis du temps dit l enfant. 
-Oui mais je suis là.
Les yeux de l'enfant rougissent, des larmes coulent, il ferme ses poings.
-Je suis resté trop longtemps au bord du chemin tout seul, transparent, personne ne me voyait, personne ne me parlait les adultes sont des abrutis ils laissent leur enfance comme cela dans le caniveau. 
-Viens, il faut que je retourne là-bas avec toi.
-Ben voyons ! 45ans que je t’attends, mais moi je ne vais nul part, elle qui m’aimait m'a emmené dans les chemins interdits, puis pour se venger du bien qu'elle se faisait dans le chemin de l'horreur, et moi comme ça il faudrait que je te fasse confiance !… Là-bas c’est chez toi moi, ici plus personne ne me voit, plus personne ne me fait plus mal, plus personne ne m'aime, il n’y a pas de demain, il n y a qu’hier, elle a tué l'espérance, mais la flamme de la vie éclaire juste aujourd’hui… c’est bien, tout s’est arrêté, il ne peux plus rien m’arriver ici !
L homme se dit je suis tombé sur un bavard, bon ok !… Il faut le comprendre, 45ans sans parler, mais quand même il a l’air chiant.
-Moi j'ai ma vie à continuer, j’ai besoin de toi.
-Moi je n'ai pas besoin de toi !
-Pourquoi tu pleures alors ?
-Pourquoi tu m’as abandonné ?
-Je ne t’ai pas abandonné, c’est toi qui est resté au bord du chemin.
-La vie était morte, elle m'aimait et puis tout cela tu sais j'étais déjà un homme avant tout le monde, elle m'aimait comme un homme. 
-Non comme une chose, comme sa chose !!!
-C’est pas vrai !
L’enfant criait et pleurait.
L homme dit :
-Et puis tu m’énerves, elle ne t’aimait même pas comme sa chose, à travers toi elle essayait de ne pas disparaître, tu étais la clef qui lui permettait de reprendre ce que les hommes lui avait volé, peut-être tu étais sa chair tendre qu’on lui avait meurtrie, tu étais peut-être sa jouissance qu'on lui avait enlevée et puis viens je te dis.
 Cette fois c’est l'enfant qui pense que l'homme est un bavard, et puis méchant en plus…
-Si elle m’aimait !
 Et il éclata en sanglot.
L'homme s’assit à coté de l'enfant, il lui caresse les cheveux. il pleura longtemps, renifla et lança des cailloux, l’air buté, dans une flaque d'eau de l’autre côté du chemin.
L'homme aussi lança des cailloux, ce fut la première fois qu'ils firent en même temps, la même chose. 
Une femme passa maigre, habillée de noir, l’air préoccupé une faux à la main, ils lui lancèrent des cailloux l’enfant criait :
- Même pas peur ! Même pas peur !
 L homme lui avait la trouille, ce n’est pas eux qu'elle cherchait…
La mère passa et tout les deux ils eurent très peur, vieille sorcière en furie, voleuse d'enfance, violeuse d’âme, étrangleuse d’avenir ; elle n’avait pas eu sa proie, elle avait perdu sa foi, le doute était chez les siens, son âme saignait, son cœur saignait mais  plus son ventre, à se taper la tête contre les murs, à hurler la mort «  tues le, tues !!! » disait elle au père… 
Le danger éloigné, ils sortirent du fossé.
L’enfant dit : 
-Elle n’avait qu’à finir le boulot, pourquoi s'est elle arrêtée ? Pourquoi ses mains n’ont plus serré mon cou ? De toute façon cela n’aurait pas changé  grand-chose moi je suis mort depuis si longtemps.
 Il regarda l homme, il venait de le blesser et l'homme pleura.  Cela rassura l’enfant. 
L’homme pensa : «  La vieille sorcière avait fait de moi un grand foutoir d’un désordre incroyable, mais c'est si bon d’être aimé par la femme la plus belle du monde ta mère, c’est si bon d'entendre le père travailler en bas et de rejoindre comme dans un rêve ta mère d'un pas si rapide d'être dans le secret d’une attente, pourquoi je l’aime si simple comme le retour d'un boomerang parce qu'elle m’aime, que c’est si doux, que j'approche dieu, et que je n'ai pas l’âge de comprendre … il reprenait l'histoire de l'enfant à son compte… 
Alors  l’homme aima cet enfant qui est presque lui, ils jouèrent, ils n’étaient pas tout a fait un. 
L homme était presque jaloux de ces nuits avec la mère, bien sûr il le plaignait de cette journée d'horreur qui les avait si longtemps séparé…   Mais ainsi vont tant de choses… 
Mais moi, l’homme, j'allais être obligé sous peine de mourir de prendre l’enfant par la main, de lui expliquer la vie de lui dire la beauté de chaque jour, de chaque matin naissant,  la beauté d'une femme, d’un visage, de la naissance du soleil, de la joie d’être père, j'allais être obligé de lui dire que l'amour, le vrai naît d'une rencontre fortuite programmée de tout temps, allez comprendre… Et que notre mère a bien mélangé les genres, que dans son désir pervers il y avait aussi le désir de sa mort, de son abandon, qu'elle l’avait placé à des endroits où jamais l'enfant n’aurait dû aller, qu'elle ne l’aimait pas comme amant bien au contraire, il était un objet tout entier au service de sa perversité, un jouet que, quand on ne peut plus l’utiliser, on le casse par dépit un jour d'automne, que l'on essaye de faire disparaître à jamais,  qu'est ce qui aura arrêté son geste meurtrier ??? 

Lui expliquer à l'enfant que désormais dans notre vie si il y a un passé meurtri, il n’y aura pas d’avenir paralysant, que le présent coule comme un torrent de montagne, comme un moment d'éternité et la quête d'un absolu tranquille.


 -Les choses passées, c’est la toile toute barbouillée sur le chevalet de notre histoire et de celle de Jeannot lapin, dit l’enfant, je suis le pinceau au bout de tes doigts, tu es le peintre, demain sera plein de lumière, ne nous prenons pas la tête, il faudra encore et toujours démonter les murs du labyrinthe cachant la beauté qu'est notre vie.
-Tu parles comme un homme maintenant ! 
-Je suis toi.

L homme dit :
 -je suis presque moi mais il ne faut pas oublier en route Jeannot lapin, Jeannot c’est la moitie de notre vie, une vie où tout ressemble à une vie d'enfant, d’ado, de jeune homme, d’homme, et ce que Jeannot lapin appelait son cœur n'était qu'une vieille boule de neige noircie, sale qui saignait son eau au premier rayon du soleil… Peut-être que notre parole est, elle, la suie de cette neige, et peut-être que ce que nous écrivons est, noir sur blanc, l'histoire de l'homme perdant son souffle à force de courir sur la plaine aveuglante. 

-De quoi sommes-nous sûrs dit l’enfant, sinon de cette nuit qui grimpe embellissant les femmes et tendant des guirlandes entre nos montagnes.

-En route !



1 commentaire:

thilda ha a dit…

Bouleversant... Douloureusement bien écrit.