dimanche 7 avril 2019

Parution le 24 avril 2019 de mon nouveau livre : Harcèlement sexuel dans la collection Que sais-je ? aux éditions PUFl


À paraître le 24 avril 2019
mon nouveau livre



HARCÈLEMENT SEXUEL

Muriel Salmona
collection Que sais-je ? n° 2141
aux éditions puf

9 euros, disponible dans toutes les librairies 
et sur Décitre FNAC Amazon Librest Mollat

pour le feuilleter sur le site Décitre
cliquez ICI

Le harcèlement sexuel est une forme de violence sexuelle très répandue que presque toutes les femmes subissent au cours de leur vie, parfois dès leur plus jeune âge. En rendant de nombreux espaces de vie hostiles, dangereux et dégradants, les harceleurs – des hommes de leur entourage ou des inconnus – contraignent les femmes à s'en exclure ou à s'épuiser dans des stratégies de contrôle, d'hypervigilance et d'autocensure permanentes. Non seulement traumatisants pour la santé mentale et physique, mais aussi discriminatoires, de tels actes portent atteinte aux droits, à l'égalité des chances, à la dignité et à l'intégrité des femmes. Si le harcèlement sexuel est un délit, Muriel Salmona montre qu'il est rarement dénoncé. Le mouvement planétaire #MeToo, libérateur et porteur d'espoir, est l'occasion pour elle de revenir sur un phénomène qui bénéficie encore d'une trop grande tolérance, de la loi du silence, d'une impunité quasi totale.






EXTRAITS de l'introduction :

Avec les agressions sexuelles et le viol, le harcèlement sexuel fait partie des violences sexuelles dont il est la forme la plus fréquente. Il s’inscrit dans un continuum de violences que les femmes et les filles, qui en sont les principales victimes, risquent de subir et de cumuler dès leur plus jeune âge. Ces violences sexuelles participent du sentiment de danger et de menaces graves pour leur intégrité que toutes les femmes ressentent à un moment de leur vie face à des hommes, quels que soient le milieu et l’espace où elles évoluent : dans leur famille, leur couple, pendant leurs études, leurs formations, leur travail, dans toutes leurs activités, leurs déplacements, dans les espaces publics et les transports en commun, en ligne – dans les espaces numériques et sur les réseaux sociaux –, mais également au sein d’institutions, lors de soins médicaux, etc.

Le harcèlement sexuel est omniprésent, protéiforme, systémique et fréquemment associé à une ou plusieurs autres formes d’atteintes et de violences sexuelles ; il s’exerce dans un contexte historique d’inégalité, de domination masculine et d’oppression des minorités. Aucune origine, aucun milieu socioculturel, aucun espace de vie n’est épargné. Les victimes se recrutent partout, quels que soient leur âge, leur sexe, leur statut marital ou familial, leur état de santé ou leur handicap, et quels que soient les liens qu’elles ont avec les harceleurs.

La très grande majorité des auteurs des violences sexuelles faites aux femmes et aux filles sont des hommes, dans plus de 96 % des cas. De même, les hommes sont majoritairement les auteurs des violences sexuelles faites aux hommes et aux garçons, excepté dans le cadre du travail, où les femmes sont majoritaires en tant qu’auteures (Virage, 2017).

Comme pour toutes les violences sexuelles, les femmes sont d’autant plus exposées au harcèlement sexuel qu’elles sont jeunes, qu’elles ont déjà été victimes de violences sexuelles, qu’elles sont vulnérables, porteuses de handicap, particulièrement mental – le risque de subir des violences sexuelles est alors six fois supérieur (Dammeyer, 2018) – ou  neurodéveloppementaux – près de 90 % des femmes autistes qui ont subi une ou plusieurs violences sexuelles (Brown-Lavoie, 2014 ; Gourion, 2019) –, marginalisées, précarisées et discriminées pour leur couleur de peau, leur aspect physique, leur religion, leur engagement politique ou leur orientation sexuelle réelle ou supposée (IVSEA, 2015 ; Virage, 2017).

Le harcèlement sexuel s’exerce également sur des hommes et des garçons, mais dans de moindres proportions, deux à cinq fois moins suivant les études. Il est aussi moins cumulé avec d’autres violences sexuelles (2015, Virage, 2017). On retrouve également   que les harceleurs des victimes hommes sont dans une grande proportion des hommes, qui sont dans le même contexte de rapport de force et de domination, et la même nsurreprésentation de victimes chez les plus jeunes, les plus handicapés, les plus vulnérables et les plus discriminés, tout particulièrement pour leurs origines ou leur orientation sexuelle réelle ou supposée.

L’ampleur et les conséquences du harcèlement sexuel en font un problème humain majeur, de société et de santé publique. En 2014, dans une enquête de victimation sur les violences faites aux femmes à l’échelle de l’Union européenne (FRA, 2014), 50 % des femmes révèlent avoir été harcelées sexuellement dans leur vie depuis l’âge de 15 ans, contre 10 % des hommes, dans le cadre du travail pour un tiers d’entre elles, et 21 % des femmes ont subi un harcèlement sexuel au cours des douze mois précédant l’entretien. En France, l’enquête Virage, réalisée par l’INED en 2015, a montré que, sur une année, plus d’un million de femmes et moins de 500 000 hommes âgés de 20 à 69 ans déclarent avoir subi un harcèlement sexuel, dans les espaces publics, au travail ou au cours de leurs études, et une enquête du Défenseur des droits, réalisée par l’Ifop en 2014, montre qu’une femme sur cinq déclare avoir subi un harcèlement sexuel dans le cadre du travail.

Les harceleurs se recrutent dans tous les milieux et à tout âge, ils adhèrent à une vision inégalitaire et sexiste de la société, considérant les femmes comme des personnes de moindre valeur, inférieures, à leur disposition, et n’ayant pas les mêmes droits qu’eux. Ils ont l’intention de faire souffrir, de nuire, d’humilier et de dégrader les victimes ; parfois, ils revendiquent même clairement l’intention de pousser certaines victimes au suicide. Le plus souvent, ces harceleurs agissent de façon organisée, à plusieurs, partageant les mêmes stéréotypes sexistes, la même misogynie, souvent le même racisme et antisémitisme, en créant des univers hostiles et insécurisants pour les femmes afin de les en exclure, d’y restreindre leur liberté et de les faire taire.

 Le harcèlement sexuel a été identifié dans plusieurs enquêtes comme l’un des obstacles les plus répandus et les plus dommageables au succès des études, de la carrière ou à la satisfaction des femmes au travail. ceIl atteint gravement l’estime de soi et la confiance des victimes, chez qui il a un effet psychotraumatique dont le retentissement pèse lourdement sur leur santé mentale et physique, avec des conséquences à long terme, des risques importants de dépressions, de troubles anxieux, de suicides, de troubles du sommeil et alimentaire, de conduites addictives, et de nombreuses atteintes somatiques, particulièrement cardiovasculaires. Les victimes se retrouvent souvent dans une grande solitude, éprouvant un sentiment de honte et de culpabilitéa. Leur vie sociale, affective et sexuelle s’en trouve profondément altérée (Campbell 2008, IVSEA, 2015, Thurston, 2019).

L’un des risques majeurs du harcèlement est l’installation d’une mémoire traumatique, qui hantera les victimes pendant des mois, des années, voire des dizaines d’années. Elles revivront à l’identique, avec le même stress et la même détresse, les comportements et les propos injurieux, menaçants, culpabilisants, humiliants et dégradants des agresseurs, d’où un sentiment de danger et de souffrance permanent. Pour survivre à cette mémoire traumatique intolérable, les victimes traumatisées mettront en place des conduites d’évitement et de contrôle, adoptant parfois même des conduites à risque ou se mettant volontairement en danger pour s’anesthésier et se dissocier, toutes conséquences qui sont d’ailleurs utilisées pour remettre en cause et disqualifier leur parole (Salmona, 2013).
I. – Une reconnaissance tardive
Le harcèlement sexuel, bien qu’il soit de plus en plus dénoncé dans le monde du travail, dans les transports en commun et dans la rue, à l’occasion de nombreux scandales et de témoignages, a été longtemps banalisé et toléré.

Le harcèlement sexuel a été reconnu, défini et réprimé tardivement pour la première fois aux États-Unis en 1976, comme une discrimination basée sur le sexe. En 2019, 154 pays dans le monde disposent d’une législation réprimant le harcèlement sexuel.
En France, sa reconnaissance s’est faite au terme d’un long chemin semé d’embûches. Ce n’est qu’en 1992 que le harcèlement sexuel a été reconnu comme un délit sexuel par le Code pénal et interdit par le Code du travail. Étape par étape, la définition de ce délit, au départ très restrictive, limitée au travail et à l’abus d’autorité dans un cadre hiérarchiquet, a été élargie à tous les autres espaces, quel que soit le lien entre la victime et le harceleur. Cette loi a été abrogée en 2012, et le scandale de cette abrogation a été tel qu’une nouvelle loi, plus sévère, a été promulguée aussitôt, donnant une définition bien plus proche des directives européennes. Enfin, dans la loi sur les violences sexuelles et sexistes d’août 2018, la définition du harcèlement sexuel a été complétée afin de réprimer les propos et les comportements de nature sexiste, ainsi que les raids numériques.

La prise de conscience de l’ampleur et de la gravité de cette forme de violence sexuelle est donc récente, mais reste fragile et n’a encore que peu li lt de répercussions. En effet, malgré cette prise de conscience, les chiffres des enquêtes de victimation sur les violences sexuelles (viols, agressions sexuelles ou harcèlement sexuel) ne régressent pas, et même augmentent. Les dernières études de 2018 sur le harcèlement sexuel subi par les femmes au travail, dans les espaces publics et dans les transports en commun, montrent des chiffres en hausse par rapport aux enquêtes précédentes de 2000 et 2014. Les chiffres sont même très inquiétants lorsqu’il s’agit de cyberharcèlement sexuel, une nouvelle forme de harcèlement sexuel en ligne en pleine expansion, 73 % des femmes déclarent en avoir été victimes dans un rapport d’ONU-Femmes de 2015.

II. – Une absence de protection
et une impunité tenaces

De plus, malgré des textes de loi définissant de mieux en mieux le harcèlement sexuel, et de plus en plus répressifs, l’impunité reste quasi-totale, les victimes n’étant presque jamais protégées. Les plaintes restent très rares, en deçà de 0,07 % pour les faits de harcèlement sexuel. De plus, dans un contexte où, depuis dix ans, les condamnations pour violences sexuelles diminuent sans cesse, dans des proportions importantes et préoccupantes (jusqu’à 40 % de diminution pour le viol), la justice échoue à traiter ce faible nombre de plaintes pour harcèlement sexuel, puisque plus de 80 % d’entre elles sont classées sans suite et que moins de 10 % d’entre elles font l’objet d’un jugement, ce qui aboutit à moins d’une centaine de condamnations par an (Infostat Justice, 2018).

Ces victimes de violences sexuelles ne bénéficient en général d’aucune solidarité ni d’aucune protection, contrairement aux agresseurs, qui sont trop souvent protégés au nom de leur valeur, de leur pouvoir, de leur notoriété, de l’intérêt de l’institution ou de l’entreprise qu’ils représentent.  eIndifférents à leurs souffrances, on demande aux victimes de prendre sur elles, de relativiser, de mieux se protéger et de faire en sorte de ne plus être agressées, ou de s’exclure si elles n’y arrivent pas. Les agresseurs, de leurs côtés, bénéficient le plus souvent de bienveillance et de compréhension, et il est rare que les violences qu’ils ont exercées entraînent pour eux le moindre coût social ou professionnel.

Les victimes sont donc abandonnées : 83 % d’entre elles rapportent n’avoir jamais été reconnues comme telles ni protégées, et plus elles sont vulnérables, pire test la situation (IVSEA, 2015). Elles sont obligées de survivre seules face aux violences et à leurs conséquences sur leur vie et leur santé. Pour leur grande majorité, les conséquences psychotraumatiques des victimes ne sont pas prises en compte, ni diagnostiquées, ni soignées (Salmona, 2018).

Plus injuste encore : pour ces victimes de violences sexuelles, le fait de dénoncer leurs agresseurs se retourne très fréquemment contre elles. Non seulement on ne veut pas les entendre, ni les croire, ni les protéger, mais elles sont accusées de diffamation ou de dénonciation camomnieuse, on leur dit qu’elles exagèrent ou on les rend responsables des violences qu’elles ont subies, et elles se retrouvent isolées et rejetées. Après avoir signalé les violences qu’elles subissent, nombre d’entre elles perdent leur travail ou doivent renoncer à leurs études ou à leurs projets professionnels. Après avoir parlé, les victimes sont presque toujours réduites au silence. Et ce n’est qu’au bout de longues années, lorsque les témoignages de victimes se sont accumulés qu’un scandale finit par éclater, comme avec l’affaire Weinstein dans le milieu du cinéma à Hollywood, en octobre 2017.

Que se passe-t-il ? Pourquoi nos pouvoirs publics échouent-ils à lutter contre ces violences, alors qu’elles sont reconnues comme des atteintes graves aux droits, à la dignité et à l’intégrité mentale et physique des personnes qui en sont victimes, et qu’elles sont à l’origine de problèmes de santé publique, d’entrave à l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes, et d’une mise en péril des fondements de notre démocratie ? Nous allons le voir : les résistances sont très importantes et sont liées à une volonté de protéger les privilèges d’un monde patriarcal inégalitaire, sexiste, raciste et homophobe. La violence est au cœur de ce système inégalitaire : elle lui permet de perdurer et elle l’alimente sans fin, aggravant les inégalités, en créant de nouvelles, maintenant ainsi un réservoir de victimes toujours disponibles. La violence produit de la violence, par l’intermédiaire de ses effets traumatiques. Du côté des victimes, la violence aggrave les inégalités et, en les traumatisante, produit un état traumatique dissociatif qui les rend plus vulnérables aux violences et augmente ainsi le réservoir de victimes potentielles. Du côté des agresseurs, elle est à l’origine d’une mémoire traumatique qu’ils choisiront d’anesthésier en étant de nouveau violents. nLe processus est sans fin : avoir déjà subi des violences, c’est le facteur de risque principal qui conduit à d’autres violences, qu’on les subisse ou qu’on les commette

dimanche 3 mars 2019

INTERVENTIONS ET ACTIONS DE L'ASSOCIATION MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE EN MARS et AVRIL 2019





INTERVENTIONS ET ACTIONS 
DE L'ASSOCIATION
MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE
EN MARS et AVRIL
 2019

MARS 2019


1- le 3 mars à Paris,


Journée internationale des femmes: place et pouvoir des femmes dans nos sociétés du Nord et du Sud






Regards croisés : 

Azadeh Kian, spécialiste de l'Iran et du Moyen-Orient. Professeur de sociologie à l'Université Paris-Diderot. Directrice du Centre d'Enseignement et de Recherches pour les Etudes Féministe. «Femmes et pouvoir en Islam», éditions Michalon
Geneviève Garrigos, responsable région Amérique à Amnesty International
Muriel Salmona, psychiatre et psychothérapeute. Présidente de l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie. « Le harcèlement sexuel » Que Sais-je. PUF.


2- le 6 mars à Paris,


Dans le cadre de l’enseignement sur les Politiques publiques et l’aide aux victimes dispensé par Juliette Méadel ancienne secrétaire d’État à l’aide aux victimes aux étudiant.es de Sciences Po , conférence de deux heures la Dre Muriel Salmona psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie sur la prise en charge des psychotraumatismes et de leur impact sur la santé mentale et physique des victimes de violences sexuelles


3- le 8 mars à Paris,



https://www.eventbrite.fr/e/billets-forum-cervyx-feminismes-56370090458

soirée du forum du collectif CERVYX  féministe(S) le 8 mars au Ground Control; séance de signature à 19h par la Dre Dre Muriel Salmona psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie de la deuxième édition 2018 de son ouvrage : Le livre noir des violences sexuelles chez Dunod

ven. 8 mars 2019 de 18:00 – 23:59 heure : Ground Control 81 Rue du Charolais 75012 Paris
Après une première édition qui avait réuni 400 personnes à La Sorbonne, nous voici de retour pour le Forum Cervyx sur le thème Féminisme(S). A cette occasion, nous réunissons podcasteuses, écrivaines, militantes et journalistes pour une soirée multi-disciplinaire. Préparez vous à une soirée pleines de surprises, d'ateliers, de tables rondes pour fêter les féminismes. Programme : https://www.eventbrite.fr/e/billets-forum-cervyx-feminismes-56370090458










4- le 8 mars dans toute la France,




5- le 8 mars à Paris,


Mairie du 12e arrondissement

Vendredi 8 mars de 19h à 22h

Soirée d’inauguration de la campagne de l’association Osez Le Féminisme intitulée « A notre santée ! ».



Mairie du 12e arrondissement

Vendredi 8 mars de 19h à 22h

Soirée d’inauguration de la campagne de l’association Osez Le Féminisme intitulée « A notre santée ! » avec l'intervention à 21h de la Dre Muriel Salmona dans le cadre de la table ronde sur la lutte contre les agresseurs professionnels de santé.


6- le 12 mars à Paris,

projection en avant-première du documentaire "Enfance volée"
de Sylvie Meyer - Assemblée Nationale - 12 mars 2019 - 19h

suivie d'un débat

Documentaire qui raconte les réponses de la société à la pédocriminalité ces cinquante dernières années
et pour lequel la Dre Muriel Salmona a été interviewée
et qui sera diffusé le 21 mars sur LCP AN


Construit sur les témoignages de victimes, magistrats, psychiatres, relayées par des archives montrant le rôle déterminant de la télévision dans cette histoire, le film de Sylvie Meyer raconte 50 ans de réponses de la société à la pédophilie. Il retrace le combat mené pour caractériser pénalement l’acte pédo-criminel, évaluer ses conséquences à long terme sur l’enfant, et réussir à émettre des lois pour protéger ce dernier.


7- le 13 mars à Pontoise,



La Dre Muriel Salmona interviendra dans le cadre d'un Gend Lab organisé par la Gendarmerie Nationale, ce Gend Lab véritable plate-forme collaborative, ayant pour objectif de produire un livrable contribuant à notre projet grâce aux contributions d’intervenants d’intérêt venant tant du monde universitaire, judiciaire, associatif, au sein du Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale, le 13 mars 2019

La Gendarmerie Nationale a lancé le programme AVAS (Accompagnement des Victimes d’Agressions Sexuelles) associant l'ensemble des acteurs (Justice, enquêteurs, unités médicales et associations) afin d’optimiser la  résolution de ces faits.
L’objectif est de mettre à la disposition de tout enquêteur, de tout médecin (qu’il soit en UMJ ou non), un ensemble d'outils méthodologiques (Formation, kits de prélèvements et guides), présents dans une mallette (MAEVAS : Mallette d’aide à l’Accompagnement et l’Examen des Victimes d’Agressions Sexuelles) permettant la prise en charge uniforme et globale d’une « victime de viol ou d’agression sexuelle », quel que soit son âge ou son sexe et quelle que soit la localisation de son domicile.


8- le 13 mars à Paris,


Audition au Sénat par Mme la sénatrice Annick Billon, Présidente de la délégation aux Droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmesde la Dre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie avec Marie Rabatel, présidente de l’Association Francophone des Femmes Autistes, et Mie Kohiyama, présidente de l’Association Moi aussi amnésie

9- le 14 mars à Paris,


La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie intervient lors du colloque de l'AFAR  "Les personnes âgées face aux psychotraumatismes du passé" sur le thème : L’addiction et l’attraction irrésistible qui conduit à retourner s’exposer aux traumatismes.

Programme




10- le 14 mars à Paris,




La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie intervient lors du colloque de l'AFFA "Femme avant tout" avec Mme Marie Rabatel, présidente de l'Association Francophone de Femmes Autistes
sur violences sexuelles et psychotraumatismes



L'Association Francophone de Femmes Autistes (AFFA) est une association qui lutte pour les droits des femmes. Cette association vit grâce au travail de femmes bénévoles autistes, elles-mêmes vivant souvent dans des situations difficiles. L'AFFA vise à aider le plus grand nombre de femmes TSA en France, en Belgique, en Suisse, au Québec..., qu'elles soient adhérentes ou pas. Mais adhérer ou faire un don, c'est aussi remercier et encourager ces bénévoles dans leur investissement et leur travail, tout simplement.
Aujourd'hui encore, les femmes adultes sont "oubliées", mises à l'écart dans la communauté de l'autisme, car la clinique de l'autisme reste essentiellement masculine. Les spécificités féminines ne sont pas encore assez connues ou reconnues, si bien que l'on aborde trop rarement l'absence de soutien spécifique aux femmes autistes.
En effet, ce syndrome s'exprime de manière un peu différente et faute de prise en compte de ces spécificités, elles ont d'autant moins accès à un diagnostic et à un accompagnement adapté. De plus, de nombreuses femmes sont également mères et sont, par leur comportement particulier, jugées suspectes et davantages exposées aux risques de signalements de la part de professionnels de l'enfance. Les femmes autistes sont par ailleurs doublement discriminées dans le monde du travail, en tant que femmes et personnes avec particularités de fonctionnement.
Elles ont une double peine car avant d'être des personnes autistes, elles sont d'abord des femmes et se retrouvent confrontées aux même violences que peuvent subir les femmes de notre société.
Les agresseurs ciblant davantages les personnes les plus vulnérables et celles qui sont le moins en capacité de comprendre, d'identifier les comportements violents et de se défendre, font que les femmes autistes en sont des proies de choix. Elles sont à très grand risque de subir des violences tout au long de leur vie ( violences physiques, psychologique, conjugales ou/et sexuelles ) et sont exposées bien plus à des manipulations et des phénomènes d’emprise.
Les troubles du spectre de l'autisme associés à l'impact psychotraumatique du fait de la méconnaissance qu'en ont la plupart des professionnels et les proches vont être des facteurs d'abandon et d'isolement encore plus importants avec une absence de reconnaissance du traumatisme et de la souffrance, associée fréquemment à une absence de protection et de prise en charge adaptée.
Les femmes composant notre association ont souvent eu un parcours de vie compliqué, mais malgré cela elles possèdent de nombreuses compétences inexploitées et une grande capacité de travail et de concentration, surtout quand le sujet leur plaît, ce qui est le cas ici.

Le congrès d'aujourd'hui a pour ambition de sensibiliser sur les spécificités de ces femmes et de s'interroger sur la discrimination et les violences qu'elles subissent depuis leur enfance.
Ces femmes de l'ombre sont des " Femmes avant tout ".  

Programme





11- le 17 mars à Lille,


Formathon 2019 Un congrès de médecine générale 
des Hauts de France 

La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie intervient lors du Formathon en conférence pleinière lors de la clôture du congrès
 (200 médecins généralistes)
le dimanche 17 mars de 11 à 12h
sur les psychotraumas et leurs impacts sur la santé mentale
 et physique




12- le 18 mars à Paris,


La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie intervient dans le cadre de la session de formation continue des magistrats sur Les enfants maltraités, enjeux juridictionnels dirigée par Monsieur Edouard Durand, Juge des enfants au tribunal de grande instance de Bobigny, sur le thème : 

Psychotrauma et mémoire traumatique


13- le 18 mars à Créteil,



La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie intervient dans le cadre de la FORMATION « LES ENFANTS VICTIMES DE SEVICE ET LEURS PARENTS » Les 18, 19 et 20 MARS 2019 animée par Mme le Dr Nathalie PRESME  pédopsychiatre responsable de l'unité périnatale (DECT 8239) et Mme Anne LEFEBVRE DES NOETTES, psychologue, sur le thème :

La clinique du trauma : mémoire traumatique et dissociation traumatique 

Centre hospitalier Intercommunal de Créteil




14- le 20 mars à Amiens,




La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie participe à une Réunion d'un groupe de travail pluridisciplinaire à la Direction des services départementaux de l'éducation nationale de la Somme  - Académie d’Amiens et Service social en faveur des élèves  pour élaborer une grille commune d'évaluation d'urgence et des outils de formation communs pour l'ensemble de la chaîne qui s'occupe de la protection de l’enfance (professionnel.le.s EN, police, gendarmerie, magistrats, PJJ, ASE, CRIP 80, santé).



15- le 28 mars à Paris,


sur LCP Enfance volée, chronique d'un déni, le documentaire très émouvant de Sylvie Meyer aborde la question de façon nouvelle avec divers interviews dont celles d'Adélaïde Bon d'Iélena, de Mie Kohiyama présidente de 'association Moi Aussi Amésie, de la Dre Muriel Salmona et d'autres ..


Suivi d'un débat Droit de suite sur LCP à voir ICI 



Délits sexuels sur mineurs : comment les bannir ?

Les chiffres sont rares, mais, selon les spécialistes, 135 000 filles et 35 000 garçons en seraient victimes en France chaque année. Comment lutter plus efficacement contre les infractions sexuelles sur mineurs ? Nous nous posons la question dans ce Droit de suite.  
Pour commencer, « Enfance volée : chronique d´un déni », un documentaire bouleversant. Bouleversant du fait des témoignages que vous allez y entendre. Des femmes et des hommes y parlent des viols ou des agressions sexuelles qu´ils ont subi durant leurs enfances ou leurs préadolescences, souvent de la part de proches, et qui ont, à jamais, traumatisés leurs existences. Et notre société à longtemps, très longtemps, fermé les yeux.
Nos invités :
Guillaume Gouffier-Cha, député « La République en Marche » du Val-de-Marne, membre du groupe sur les droits de l´enfant et protection de la jeunesse
Sophie Auconie, députée « UDI, Agir et Indépendants » d´Indre-et-Loire, membre de la délégation de l´Assemblée nationale aux droits des femmes et à l´égalité des chances entre les hommes et les femmes
Muriel Salmona, psychiatre et présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie
Patrick Loiseleur, membre de l´Association Internationale des Victimes de l´Inceste



16- le 29 mars à Paris,



La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie intervient lors du colloque "Viols de guerre : comment rendre Justice », en présence du Dr Denis MUKWEGE prix Nobel de la Paix, Organisé par l'IUV-IFJD Institut Francophone pour la Justice et la Démocratie en partenariat avec le Pôle Crimes contre l'humanité et crimes et délits de guerre, qui a lieu au sein du nouveau TGI de Paris, dans le cadre d'une table ronde "Quels procès ?" avec pour thème :

La complexe approche des victimes

pour aborder la question de la difficulté psychologie pour les victimes de se confronter à la Justice qu'il s'agisse de prendre la décision de déposer plainte ou du risque de "retraumatisation" durant l'audience.














AVRIL 2019




1 et 2 - le 1er et 2 avril à Liège en Belgique,




Le Comité Scientifique de la Chaire internationale sur la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles dans les conflits (dite Chaire « Mukwege ») dont fait partie la Dre Muriel Salmona présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie se réunit les 1er et 2 avril 2019 à Liège en présence du Professeur Mukwege, Président d’honneur de la Chaire.au Château de Colonster situé dans le campus universitaire du Sart Tilman.

La Chaire internationale sur « La violence faite aux femmes et aux filles dans les conflits » (en abrégé « Chaire Mukwege ») est le fruit d’une démarche initiée par le professeur émérite (ULiège) Véronique De Keyser, Députée européenne honoraire, suite aux premiers contacts du Dr Denis Mukwege en novembre 2013 avec les psychologues de la Faculté de Psychologie, Logopédie et Sciences de l’Éducation (FPLSE) et les médecins du CHU de Liège, dans le but de mettre sur pied des programmes de coopération pour le suivi des survivantes de violences sexuelles et de créer un réseau international de recherches sur le thème des violences sexuelles subies par les femmes en situation de conflits. Dans cette optique, la Chaire s’est ouverte à différentes universités qui ont déjà accueilli le Dr Denis Mukwege, notamment celles qui lui ont décerné un titre de Docteur honoris causa.


La Chaire Mukwege entend promouvoir des recherches transversales, interdisciplinaires, et ainsi mieux appréhender tant la prévention que le suivi des femmes victimes de violences sexuelles.

Un congrès international de la Chaire Mukwege sera organisé chaque année dans l’une des universités partenaires. Le premier congrès se tiendra à l’Université de Liège, du 13 au 15 novembre 2019.

Le site web du 1er Congrès international de la Chaire Mukwege qui se tiendra les 13, 14 et 15 novembre 2019 : https://events.uliege.be/congress-mukwege-chair


3- le 5 avril à Bourg la Reine,

Réception pour la remise de l'insigne de chevalière de la Légion d'honneur à la Docteure Muriel Salmona par Madame Ernestine Ronai

Cette distinction par le ministère de la Justice, honore toutes les victimes de violences et de discriminations, et toutes celles et ceux qui luttent à leurs côtés. Qu’elle nous donne encore plus de force pour rendre le monde meilleur, plus juste et solidaire.


4- le 4 avril à Paris, pjj








La dre Muriel Salmona intervient 2 demi-journées dans le cadre de la formation « Les conséquences des violences intrafamiliales sur les enfants » organisée par le Pôle Territorial de la Formation de la PJJ


Ecole Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse www.enpjj.justice.fr Ministère de la Justice

5- le 9 avril à Paris,



Séminaire du mardi du centre d’addictologie La Terrasse (service intersectoriel d'accueil et de soins d'addictions et psychiatrie) 222 rue Marcadet, Paris 18ème Le sujet toxicomane en question :
avec l’intervention de la Dre Muriel Salmona sur «Violences, psychotramatismes et addiction» et la présentation de cas cliniques de 12 à 13h30.


10- le 11 avril à Paris,



à la Societe Des Auteurs Et Compositeurs Dramatiques à Paris Projection de #dontsilenceme de Sadie Ann Jemmett suivie d'un débat sur #metoo et ses répercussions aux États-Unis et en France animée par Mie Kohiyama présidente de l'association Moi Aussi Amnésie en présence de Muriel Salmona Laure Salmona Mhairi Steenbock et Karine Isambert .



11- le 12 avril à Bobigny,

DU Violences faites aux femmes Paris 8

http://www.fp.univ-paris8.fr/violences-femmes-formation-universite-paris8-CG93



Cours de DU par la Dre Muriel Salmona 

sur les conséquences psychotraumatiques des violences faites aux femmes 

de 9h à 17h



7- le 16 avril à St Ouen,



Sessions de sensibilisation et de prévention des violences envers les femmes organisées par la ville de Saint-Ouen dans le cadre d'un parcours de formation aux personnels d’accueil (des services municipaux du logement, CCAS, service jeunesse…) et aux professionnel-le-s amené-e-s à repérer, signaler et prendre en charge des situations de violences envers les femmes.en partenariat avec l'Observatoire départemental des violences envers les femmes du 93.

La Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie intervient sur le thème "Conséquences des violences sur les femmes"



9- le 23 avril à Saint Quentin,



Formation par la Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie des membres de la cellule d'écoute de l'Aisne de l'Académie d'Amiens


10- le 24 avril à Paris,


Parution aux PUF dans la collection Que sais-je ? 
Le harcèlement sexuel de Muriel Salmona



Le harcèlement sexuel est une forme de violence sexuelle très répandue que presque toutes les femmes subissent au cours de leur vie, parfois dès leur plus jeune âge. En rendant de nombreux espaces de vie hostiles, dangereux et dégradants, les harceleurs – des hommes de leur entourage ou des inconnus – contraignent les femmes à s'en exclure ou à s'épuiser dans des stratégies de contrôle, d'hypervigilance et d'autocensure permanentes. Non seulement traumatisants pour la santé mentale et physique, mais aussi discriminatoires, de tels actes portent atteinte aux droits, à l'égalité des chances, à la dignité et à l'intégrité des femmes. Si le harcèlement sexuel est un délit, Muriel Salmona montre qu'il est rarement dénoncé. Le mouvement planétaire #MeToo, libérateur et porteur d'espoir, est l'occasion pour elle de revenir sur un phénomène qui bénéficie encore d'une trop grande tolérance, de la loi du silence, d'une impunité quasi totale.

9 euros disponible dans toutes les librairies et sur Décitre FNAC Amazon Librest





11- le 25 avril à Compiègne,




Formation de 9h30 à 16h30 par la Dre Muriel SALMONA, psychiatre, présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie des assistantes sociales et des infirmier.es du rectorat de l'Oise et de l'Aisne de l'Académie d'Amiens