lundi 9 septembre 2013

Compte-rendu du colloque des 2 et 3 septembre 2013 Violences faites aux femmes : soins des victimes et prise en charge des auteurs organisé par le ministère des Droits des femmes


Colloque des 2 et 3 septembre 2013 à l'Académie de Médecine 
organisé par le ministère des Droits des femmes 



VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
SOINS AUX VICTIMES, PRISE EN CHARGE DES AUTEURS





Compte-rendu de la Dre Muriel Salmona, psychiatre-psychotraumatologue, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie :
Je suis intervenue le 2 septembre dans le cadre de la demi-journée consacrée aux soins aux victimes lors de la table ronde : «Quelles réponses, quels soins pour les victimes ? Approche médicales, judiciaires, sociales et associatives. 
Il faut saluer cette grande première que représente la partie soins aux victimes de ce colloque. Enfin, les pouvoirs publiques s’intéressent aux soins des victimes de violences ! Ce n’est qu’un premier pas, mais ce colloque aura le mérite de faire l’état des lieux de la quasi absence d’offres de soins sur le territoire (mis à part quelques rares exceptions), et de faire prendre conscience de la nécessité de donner des soins appropriés aux victimes de violences, et ainsi de respecter leurs droits fondamentaux à recevoir des soins de qualité, gratuits par des professionnels compétents et formés, dans des lieux adaptés et accessibles à tous.
Tous les intervenant-e-s du colloque sur les soins aux victimes ont témoigné de l'importance des soins spécialisés par des professionnels formés et du travail en réseau, et ont partagé leurs expériences qu'elles soient médicales (généralistes, spécialistes, hospitalières), sociales, associatives ou  judiciaires (procureur, avocate). Il est dommage que faute de temps la nécessité de soigner les enfants victimes de violences conjugales n'ait pas été développée. Maudy Piot est intervenue en fin de colloque pour rappeler que les femmes handicapées subissaient 3 fois plus de violences et qu'elles nécessitaient la mise en place de mesures spécifiques pour être efficacement protégées et  soignées, elle a regretté qu'une traduction en langue des signes n'ait pas été prévue. 
Lors de la cloture du colloque Madame la ministre Najat Vallaud Belkacem a fait un discours (cf le résumé de son discours plus bas) où elle s'est clairement engagée pour donner des réponses solides avec la formation initiale et continue des professionnels de la santé (ce dont s'occupe la MIPROF avec un groupe de travail dont je fais partie), et pour améliorer l'accès aux soins des femmes victimes de violences, elle a pris en compte le rôle majeur des recherches sur conséquences psychotraumatiques des violences et leur traitement dont elle veut qu'elles puissent être diffusées "faire en sorte qu’une victime de violences puisse s’inscrire, rapidement et sans frais, dans un protocole de soins établi selon les règles de l’art." Le 16 septembre le gouvernement défendra la loi sur l'égalité et sa partie lutte contre les violences faites aux femmes, et en novembre il fera part du prochain plan triennal de lutte contre les violences faites aux femmes, ce sera l'occasion nous dit-elle de faire des propositions concrètes. 
Ce qui n'a pas été proposée par la ministre et qui me semble essentiel également c'est la diffusion d'informations grand public sur la réalité des violences, leur définitions précises, les droits des victimes, et sur les conséquences psychotraumatiques des violences avec des explications sur les mécanismes neuro-bio qui permettraient aux victimes de mieux se comprendre, de se déculpabiliser et de mieux accéder aux soins. Et cela permettrait également de lutter contre la loi du silence et le déni habituels qui entourent ces violences, contre les stéréotypes catastrophiques sur les violences et sur les victimes, et de bloquer le processus pervers d'abandon et de culpabilisation des victimes. Je vais le lui soumettre.
En ce qui concerne la prise en charge des auteurs de nombreux intervenant-e-s nous ont fait part de leur expérience (dont une étude très intéressante sur une prise en charge intensive de 6 mois d'agresseurs sexuels dans un service de psychiatrie de l'hopital pénitencier de Fresnes). Il a été dit et redit que soigner les auteurs, c'est prendre soin des victimes, certes… Mais il apparaît avec évidence que les agresseurs pris en charge sont presque uniquement (à quelques très rares exceptions près) ceux qui ont fait l'objet de mesures judiciaires (contrôle judiciaire, injonction de soins), donc une très petite minorité d'entre eux. Ce sont donc des hommes appartenant essentiellement à des couches socio-culturelles plutôt défavorisées (cf les études de l'ONED sur les délinquants condamnés) d'ou un biais important dans la prise en compte de la réalité des hommes violents (qui sont souvent présentés d'une façon que je trouve assez discriminatoire comme surtout immatures, égocentriques, impulsifs, il faut leur apprendre à contrôler leurs émotions et à mieux supporter les frustrations…). La stratégie réfléchie de nombreux agresseurs, leur volonté de domination et de mise sous emprise pour soumettre les victimes, leur volonté de détruire ont été très peu évoquées, de même que les facteurs de grande dangerosité et les pistes de prévention des homicides (dont on a pas entendu parler !), ainsi que les facteurs à l'origine de la violence comme la domination masculine du patriarcat et les inégalités hommes-femmes, comme avoir été enfant témoin-victime de violences conjugales ou de violences intra-familiales, avec l'importance d'intervenir précocément pour protéger les enfants avec leur mère et les soigner. Ce qui manque cruellement également ce sont la mise en place de campagnes ciblant les auteurs de violence pour leur donner un signal fort : on ne tolère pas ces violences,  avec des messages rappelant la loi et la définition des crimes et délits, l'interdiction de commettre des violences, la notion de circonstances aggravantes (violences commises par un conjoint, ex-conjoint, par des ascendants, sous l'emprise d'alcool ou de stupéfiants, en réunion, sur des mineurs, sur des personnes vulnérables comme lors d'une grossesse ou handicapées, sous la menace d'une arme, etc.) les droits des victimes, et les conséquences des violences sur la santé des victimes ainsi que les mécanismes psychotraumatiques.
Ce qui reste problématique c'est que les victimes de violences dont on parle et donc celles à qui l'on va proposer des soins rapides et sans frais risquent de n'être que celles qui sont dans un processus judiciaire et qui auront donc porté plainte. Or elles ne sont que 10% pour les violences conjugales, 8% pour les viols (et seulement 2 % pour les viols conjugaux et intra-familiaux !). Quid de toutes les autres ? Tout comme les auteurs de violences pris en charge sont ceux qui sont l'objet de plaintes et de procédures judiciaires dans le cadre d'une injonction de soin, donc d'une très petite minorité.


Raison de plus de "battre le fer pendant qu'il est chaud" et de signer massivement le Manifeste sur VIOLENCES ET SOINS contre l'abandon que subissent les victimes de violences et sa pétition, pour signer cliquez ICI
Et de venir nombreuses et nombreux au colloque de l'asso le 5 novembre à Bourg la Reine à l'Agoreine sur :
SOINS DES VICTIMES/VICTIMES DES SOINS 
pour vous inscrire (inscription et participation gratuites, il y a 400 places et il y aura une pièce de théâtre, des expositions, des témoignages) envoyez un mail à :  colloque.violencesetsoins@ gmail.com

Résumé de  l'intervention de la Dre Muriel Salmona

Les violences faites aux femmes entraînent, en plus des coups et blessures, de lourdes conséquences sur leur santé psychique et physique par l'intermédiaire de conséquences psychotraumatiques, avec des atteintes des circuits neurologiques visibles sur des IRM. Ces conséquences psychotraumatiques sont très fréquentes, présentes dans 60% des cas pour les violences conjugales, et 80% pour les violences sexuelles. Si des soins ne sont pas mis en place elles s'installent pendant des années, voire toute la vie, avec la mise en place d’une mémoire traumatique qui transforme la vie des victimes en une torture permanente en leur faisant revivre sans fin les violences et la mise en scène destructrice des agresseurs. Abandonnées, elles sont condamnées à mettre en place des stratégies de survie et d'auto-traitement très coûteuses pour leur santé et leur qualité de vie. 
Les études internationales et l'Organisation mondiale de la santé en 2010 ont démontré et reconnu qu’avoir subi des violences est un des déterminants principaux de la santé : soins en psychiatrie (troubles anxieux, dépressions, tentatives de suicide, insomnies, phobies, troubles de la mémoire, troubles alimentaires, addictions, etc.), en médecine générale (stress, douleurs et fatigue chroniques, etc.), en cardiologie, en gynéco-obstétrique, en gastroentérologie, en endocrinologie, etc., hospitalisations répétées, multiplication des arrêts de travail, mise en invalidité…
Actuellement l’immense majorité des femmes victimes de violences n’ont pas accès à des soins spécifiques et ne reçoivent pas d’informations qui leur permettraient de mieux comprendre leurs symptômes et les mécanismes neuro-biologiques qui en sont la cause, et ainsi de se déculpabiliser (elles ne sont pas responsables de leur mal-être). Il s’agit d’une atteinte grave à leurs droits fondamentaux d’être protégées et de recevoir des soins adaptés, et d’un véritable scandale de santé publique.
 La cause de tous les symptômes que présentent les victimes – les violences et leurs conséquences psychotraumatiques – n’est jamais prise en compte, ni recherchée, et encore moins prise en charge par des professionnels de la santé qui en 2013 ne reçoivent pas de formation sur les psychotraumatismes. Les victimes ne reçoivent que des traitements symptomatiques ou anesthésiants (camisole chimique) et font l’objet souvent de diagnostics psychiatriques ou organiques erronés et préjudiciables.
Elles ressentent qu’on les considère comme folles et pénibles. Elles peuvent parfois subir de graves maltraitances de la part de soignants. Elles sont culpabilisées et jugées, on leur renvoie que leurs plaintes somatiques et psychiques sont exagérées ou imaginaires, qu’elles sont hypocondriaques, hystériques… Ou bien, à l’inverse, on peut dramatiser leurs symptômes, faire des examens inutiles, les opérer à tort, les traiter pour des pathologies psychotiques, ou pour des démences si elles sont âgées.
Les conséquences psychotraumatiques sont donc encore trop méconnues et peu enseignées alors que leur prise en charge est efficace. Elle doit être la plus précoce possible. En traitant la mémoire traumatique, c'est à dire en l'intégrant en mémoire autobiographique, elle permet de réparer les atteintes neurologiques, et de rendre inutiles des stratégies de survie handicapantes (conduites d’évitement, conduites à risques dissociantes et anesthésiantes : mises en danger et addictions). De plus, la neuroplasticité du cerveau permet une récupération des atteintes cérébrales.
 Il est donc essentiel de protéger les victimes et d'intervenir le plus tôt possible pour leur donner des soins spécifiques auxquels elles ont droit, il s'agit de situations d'urgence pour éviter la mise en place de traumas sévères et chroniques qui impacteront non seulement leur santé mais leur vie future, affective, professionnelle, sociale, avec un risque de subir à nouveau des violences et de se retrouver en situation d’isolement et de marginalisation. Les victimes qui reçoivent des soins sont plus à même de se libérer des situations d’emprise et de manipulation exercées par les agresseurs et leurs complices, et de porter plainte. La prévention des violences passe avant tout par la protection et le soin des victimes.
La violence aggrave les inégalités et renforce les discriminations et les injustices. Elle augmente la vulnérabilité, la précarité, les situations de marginalisation, le risque prostitutionnel et la pauvreté. Elle met les victimes en danger de subir de nouvelles violences si elles ne sont pas soignées. Elle met en danger la cohésion sociale.
Il est donc urgent de former les professionnels de santé et tous ceux qui accompagnent les victimes, de lancer des campagnes d’information grand public sur la réalité des violences, leurs conséquences sur la santé des victimes et sur leurs traitements, de mettre en place une offre de soins digne de ce nom avec des centres spécialisés pour les victimes de violences qui soient accessibles sur tout le territoire.
Soigner les victimes de violence, c’est non seulement respecter leurs droits à la santé, reconnaître leurs préjudices, les libérer d’une souffrance et d’une culpabilité permanentes délibérément voulues par les agresseurs. Mais c'est également leur rendre une valeur, une dignité, une liberté d’être soi et de s’appartenir que les agresseurs, dans leurs mises en scène, leur avaient déniées.






Violences aux femmes : mobilisation des professionnels pour soigner les victimes et lutter contre la récidive


Le ministère des droits des femmes a organisé les 2 et 3 septembre 2013 à l’Académie nationale de médecine un colloque intitulé « Violences faites aux femmes : soins aux victimes, prise en charge des auteurs », auquel ont participé des praticiens  du droit, de la santé et de l’aide sociale.
Les échanges réunissant psychiatres, travailleurs sociaux et responsables associatifs ont montré que les deux thèmes du colloque « soins aux victimes, prise en charge des auteurs » se rejoignent :  Il s’agit des réponses apportées aux violences après leur signalement. Ce n’est pas parce que la violence s’arrête qu’il n’y plus rien à faire. Ce n’est pas parce que l’agresseur est éloigné, ou même incarcéré, que le travail est fini. Pour qu’elles aient du sens et qu’elles soient utiles, les réponses apportées à la victime et au coupable, dans ces domaines, doivent être articulées. Une articulation soulignée par le leitmotiv des professionnels qui déclaraient nombreux « soigner les auteurs, c’est prendre soin des victimes ».
Le colloque a permis de mettre en lumière de nombreux de dispositifs qui peuvent améliorer la situation des victimes de violences. Le rôle du médecin est déterminant : c’est le premier interlocuteur des victimes qui décident de mettre les mots sur ce qu’elles vivent. Le mieux à même de détecter les violences. Les deux tiers des médecins considèrent qu’ils ne sont ni formés ni même compétents pour traiter de ce sujet. La formation des médecins est un objectif pris très au sérieux : le 20 novembre prochain, la MIPROF réunira les professions médicales. Najat Vallaud-Belkacem a proposé au Parlement de l’inscrire dans la loi, avec le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Ces soins sont de plus en plus pertinents, de mieux en mieux adaptés. Il s’agit de les diffuser, pour qu’ils soient de plus en plus connus. La psycho-traumatologie apporte désormais des réponses solides. Il faut veiller à ce que l’offre de soin soit à la hauteur des besoins. L’objectif est simple : faire en sorte qu’une victime de violences puisse s’inscrire, rapidement et sans frais, dans un protocole de soins établi selon les règles de l’art. Toutes les victimes sont différentes. Certaines d’entre elles ne souhaitent pas s’inscrire dans un tel protocole. Certaines d’entre elles n’en ont pas besoin. Mais toutes les victimes qui pourraient voir leur état de santé s’améliorer avec une telle prise en charge doivent pouvoir en bénéficier facilement. Cela a d’autant plus de sens qu’une victime qui bénéficie de soins est plus forte pour affronter les étapes de son parcours judiciaire.
Beaucoup de dispositifs fonctionnent déjà, en ordre dispersé, pour la prise en charge des auteurs de violences faites aux femmes. Il faut les regrouper, les animer, les faire travailler ensemble. Ces programmes s’articulent avec le parcours judiciaire de l’agresseur, en cohérence avec la vérité des faits, telles qu’elle est établie par la justice, et avec les décisions d’évictions que le procureur ou le juge ont pu prendre. Ces dispositifs produisent des résultats. C’est pourquoi Najat Vallaud-Belkacem a proposé au Parlement, dans le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, de faire figurer explicitement ces stages spécifiques dans le code de procédure pénale.
Lutter contre les violences faites aux femmes, cela suppose d’abord de mettre les mots sur les actes et d’appliquer la règle, c’est-à-dire de punir les agresseurs. Mais cela suppose aussi d’apporter des réponses individualisées aux victimes pour leur permettre de se donner un nouveau départ et mettre en place des solutions de prévention efficace de la récidive.

PROGRAMME :



dimanche 8 septembre 2013

Entretien avec Muriel Salmona dans l'Humanité du 6 septembre 2013 par Anna Musso : «La réalité des violences sexuelles est l’objet d’un déni massif»


l'Humanité des débats. L'entretien avec Muriel Salmona présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie par Anna Musso en double page
le 6 septembre 3013





TRIBUNES L'Humanité-  le 6 Septembre 2013

Au moment où la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s’apprête à présenter un projet de loi-cadre pour l’égalité entre les femmes et les hommes au Parlement, Muriel Salmona, psychiatre-psychothérapeute, publie dans son dernier livre, des chiffres alarmants sur les violences faites aux femmes en France, et dénonce l’absence de prise en charge globale, médicale, sociale et judiciaire des victimes.
Dès l’introduction de votre Livre noir des violences sexuelles (1), vous précisez que les violences sexuelles sont en augmentation, et que les victimes sont à 80 % des femmes. Cette situation paraît aberrante dans notre pays, au XXIe siècle…
Muriel Salmona. Malheureusement, les chiffres sont catastrophiques. Toutes les enquêtes le montrent, les victimes sont issues de tous les milieux sociaux et de toutes les catégories professionnelles, et les violences sexuelles sont commises essentiellement par des hommes, par des proches ou quelqu’un de connu par la victime dans 80 % des cas. Malgré le Mouvement de libération des femmes (MLF) et les progrès en matière d’égalité ces quarante dernières années, nous sommes encore loin du compte concernant les violences, les discriminations et les inégalités subies par les femmes en France. Concernant les violences conjugales, 10 % des femmes en ont subi dans l’année écoulée ; pour les viols, les chiffres sont aussi effrayants : 75 000 femmes sont violées par an, et plus de 150 000 si l’on rajoute les mineures ! Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint en France. Ces chiffres ne se sont pas améliorés, ils ont même augmenté. Nous vivons une réalité absolument impensable dans une société comme la nôtre.

Vous voulez dire que notre société se rend complice de ces violences, en n’écoutant pas assez les victimes et en ne les protégeant pas ?
Muriel Salmona. La réalité des violences sexuelles est l’objet d’un déni massif. Notre société se préoccupe peu des violences subies par les femmes et ne fait rien ou presque pour les dénoncer, poursuivre les agresseurs, ni aider les victimes ! De ce fait, il existe une loi du silence incroyable puisque moins de 8 % des femmes violées osent porter plainte : seuls 2 % des viols conjugaux et des violences sexuelles intrafamiliales font l’objet de plaintes. Et au final, ces plaintes aboutissent à seulement 1,5 à 2 % de condamnations en justice, et la plupart des viols sont transformés en agressions sexuelles ! La gravité de ce crime n’est pas réellement prise en compte dans notre société et l’impunité règne. De plus, les droits essentiels des victimes à la sécurité et aux soins ne sont pas respectés. Les femmes en danger bénéficient rarement d’une protection efficace. Une récente étude montre qu’en Île-de-France 67 % des femmes interrogées ont peur dans les transports en commun, dans leur quartier le soir, ou à leur domicile, contre 34 % des hommes.

Vous montrez aussi que le lieu de travail
est un endroit privilégié des agressions sexuelles en France…(pour lire la suite sur le site de l'Humanite.fr cliquez ICI)



Muriel Salmona
Psychiatre-psychothérapeute, chercheuse et formatrice en psychotraumatologie et en victimologie, Muriel Salmona a fait de son métier une lutte. En 2009, elle fonde l'association Mémoire Traumatique et Victimologie (1), dont elle est la présidente. Une association de formation, d'information et de recherche sur les violences et leurs conséquences qui a pour objectif d'améliorer l'identification, la protection et la prise en charge des victimes. Muriel Salmona travaille en partenariat avec nombreuses associations féministes (AVFT, CFCV, Femmes Solidaires, etc.) et d’aide aux victimes de violences, ainsi qu’avec l’observatoire de lutte contre les violences envers les femmes du 93, les délégations aux droits des femmes et à l’égalité et les CNIDFF. Elle a publié de nombreux articles dans des revues et sur ses blogs (2), et participé à plusieurs ouvrages collectifs. Dans son dernier ouvrage, le « Livre noir des violences sexuelles » (2), elle publie des chiffres alarmants concernant les violences faites aux femmes en France, qu’elles soient exercées à la maison, dans la rue ou au travail. Et l’auteure dénonce l’absence de reconnaissance de l’impact des violences sur la santé des victimes et de prise en charge globale médicale, sociale et judiciaire, qu’elle qualifie de scandale de santé publique. 
Anna Musso
  1. http://memoiretraumatique.org/
  2. http://www.stopauxviolences.blogspot.fr, http://lelivrenoirdesviolencessexuelles.wordpress.com, 
(3) «Le livre noir des violences sexuelles», Editions Dunod, 2013.





jeudi 5 septembre 2013

Appel citoyen contre l’incitation au viol sur Internet


Appel citoyen contre l’incitation au viol sur Internet



Incitation au viol sur un site de coaching en séduction
Nous, militantes féministes et citoyennes, avons récemment dénoncé un site de coaching en « séduction » appelé Seduction By Kamal (1) comme incitant au viol.
Seduction By Kamal est un site d’apprentissage des techniques de « pick up artist », à savoir « artiste de la drague ». Il s’agit de techniques de « drague » et de conseils en matière de sexualité. Le site est gérée par la société SBK Coaching, et génère du profit grâce à la vente de livres numériques (« e-books »).
L’indignation s’est focalisée sur un article violent en accès libre et gratuit. Intitulé « Comment Bien Baiser : les 3 Secrets du Hard SEXE » (2), il nous apparait en réalité comme une incitation au viol, particulièrement toxique en raison de l’aspect éducatif du site.
Nous estimons que les propos sont explicites : pour bien « baiser », l’important est de ne pas tenir compte du consentement de sa « partenaire ». Une capture d’écran est conservée ici. Les extraits les plus choquants sont cités ci-dessous, dans la lettre au Procureur, ainsi que chez la blogueuse Diké (3).
Cet article a été écrit par Jean-Baptiste Marsille, rédacteur web, auto-entrepreneur et écrivain (4). Le directeur de publication du site se fait appeler Kamal (5).
Il ne s’agit pas d’un petit blog isolé. D’après son créateur, ce site reçoit 20 000 visiteurs par jours, le chiffre d’affaire de la société « SBK Coaching» est de l’ordre de 10 000 euros par mois (6). Sa page Facebook est suivie (« likée ») par près de 17 000 personnes. Nous notons aussi que les frais de fonctionnement du site semblent peu élevés, compte-tenu des avantages fiscaux de la Pologne par rapport à la France (7), et du caractère dématérialisé des publications électroniques vendues.
Malgré de multiples sollicitations depuis octobre 2012, Kamal n’a jamais réagi. L’article était toujours en ligne à l’heure où nous écrivons cette lettre.
Depuis 2012, cet article a également été signalé en vain au Ministère de l’Intérieur (www.internet-signalement.gouv.fr). Pourquoi la loi n’est-elle pas appliquée ? Est-ce un problème managérial (manque de moyens pour traiter tous les signalements) ou un problème culturel (mauvaise formation et sensibilisation des agents du Ministère à la misogynie en ligne et à la culture du viol) ?
Nous joignons donc à cette tribune une plainte au Procureur de la République concernant le délit d’incitation au viol en ligne sur la page signalée.
Appel aux autorités et aux acteurs du web : stopper la misogynie en ligne
Ceci dit, notre objectif n’est pas de nous focaliser sur ce seul type de site Internet à la marge, mais sur l’ensemble de la misogynie globalement répandue sur l’espace Internet, et trop tolérée.
De nombreux agresseurs et leurs complices se sentent autorisés, en toute impunité, à exhiber sur Internet leurs infractions misogynes (viol, agression, non-assistance à personne en danger, recel de médias à caractère pédo-criminel…). Leurs victimes sont réduites au silence ou humiliées à l’échelle planétaire, subissant la reproduction perpétuelle de leurs agressions sur les réseaux sociaux.
Comment les Internautes peuvent-ils encourager un tel laxisme envers des criminels, et une telle sévérité envers les victimes ? Certainement à cause d’un amalgame toxique entre sexualité et violence érotisée (culture du viol) combinée à une mauvaise appréciation du sexisme sur Internet, perçu à tort comme “virtuel”. 
Or le sexisme en ligne n’a rien de virtuel : le harcèlement subi par des personnalités connues comme par des adolescentes anonymes (ou qui auraient voulu le rester), le racolage des mineures par les pédo-criminels ou les proxénètes, l’omniprésence des images de femmes hypersexualisées et objectivées, dans les contenus personnels, journalistiques, culturels et commerciaux – clichés parfois pris à l’insu du sujet, l’humour sexiste qui alimente la tolérance envers le sexisme, les discours vindicatifs, stéréotypés et dégradants à l’égard des femmes, tout ceci est bien réel.
Ailleurs, sur le web anglophone notamment, des voix se sont élevées pour exposer l’ampleur de la misogynie sur Internet, et exiger des actions concrètes pour y mettre fin. Ainsi la campagne #FBRape a permis un début de dialogue avec Facebook, dans le but d’améliorer les systèmes d’identification et de modération des discours de haine misogyne (8).
Côté français, l’incitation à haine, à la discrimination ou à la violence est interdite par la Loi sur la liberté de la presse, article 24 (9). Nous exigeons que l’alinéa 7 soit appliqué, à savoir que l’incitation à la violence en raison du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap soit réellement pénalisée.
Nous demandons également une modification de l’alinéa 6 de cette même loi (concernant l’incitation à la discrimination et à la haine) pour qu’il soit étendu au sexisme. Actuellement seules sont concernées les discriminations et la haine motivées par des raisons ethniques, raciales ou religieuses.
Enfin, nous appelons les pouvoirs publics à mettre en place une plateforme dédiée au signalement de sites misogynes, à la sensibilisation des acteurs du web sur le sujet, et à l’accompagnement des victimes de discrimination, de haine ou de violences misogynes sur Internet.
Nous appelons également les entreprises du web ou présentes sur Internet à mettre en place des pratiques éthiques pour lutter contre le sexisme sur Internet, en coopération avec la société civile.
Collectif féministe et citoyen
SIGNALEMENT au Procureur
Paris, le 05/09/2013
Lettre R.A.R.
Monsieur le Procureur de la République,
Nous, citoyennes, tenons par la présente à vous signaler les faits délictueux visés par l’article 24 de la Loi sur la Liberté de la Presse qui punit de "cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ceux qui (…) auront directement provoqué, dans le cas où cette provocation n’aurait pas été suivie d’effet, à commettre l’une des infractions suivantes : les atteintes volontaires à la vie, les atteintes volontaires à l’intégrité de la personne et les agressions sexuelles définies par le livre II du code pénal".
Sur le site Seduction By Kamal, cette page (URL : http://www.seductionbykamal.com/comment-bien-baiser – captures d’écran ci-joint) intitulée "Comment Bien Baiser : les 3 Secrets du Hard SEXE" constitue une apologie du viol et une incitation à la violence contre les femmes. Quelques extraits explicites :
  • "Montrez-lui qu’elle n’a pas vraiment le choix"
  • "Attaquez sa poitrine"
  • "créer rapidement une image du mec qui sait ce qu’il veut et qui l’obtient quand il veut".
  • "vous décidez [...] tout est entre vos mains (ou vos cuisses devrais-je dire)"
  • "perdre tout contrôle de la situation est un "turn on" majeur pour les femmes".
  • "appliquez-vous à aller en profondeur et à ne stopper la cadence que quand VOUS le décidez ! Elle se plaint ? Pas pour longtemps ! C’est un phénomène naturel de rejet de l’autorité, mais une fois cette barrière franchie, elle s’abandonnera à vous et vous demandera de la défoncer [...] c’est ça en fait la véritable notion du fameux "BIEN BAISER".
  • "Imposez votre puissance".
  • "Donnez des ordres et soyez inflexible. Ne lui demandez pas gentiment si, éventuellement, vous pourriez avoir une fellation et éjaculer dans sa bouche… La décision est prise, retirez-vous et faites la descendre vers votre sexe afin d’affirmer votre posture."
  • "Si seulement vous saviez combien de femmes rêvent de se faire démonter par un inconnu au chibre géant".
  • "Cette méthode est relativement efficace quand on rencontre une inconnue qui nous ramène chez elle. Si elle en arrive là, c’est sans doute parce qu’au fond, ce qu’elle veut, c’est tirer un coup."
  • "Ne lui demandez pas si vous pouvez la pénétrer comme un animal sauvage, faites-le !"
  • "il vous suffit [...] de laisser parler vos envies, sans vous restreindre. Prenez le contrôle du rapport sexuel et pensez que votre masculinité passe par des coups de boutoir infligés."
  • "ne vous refusez rien".
Nous avons signalé ce lien à internet.signalement.gouv.fr sans aucune conséquence concrète.
La présente faisant valoir ce que de droit.
Copie à
- Monsieur Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur
- Madame Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes,
- Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice
- Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes
- Observatoire des Inégalités
- Le Monde
- Le Figaro
- Médiapart
- Rue 89
- Libération
- Les Nouvelles News
- Slate
- Fédération Nationale Solidarité Femmes
- Signalement publié sur internet par une dizaine de blogs
le 05/09/2013

Sources et liens cités dans l’appel :
Share this:

dimanche 1 septembre 2013

Colloques organisés les 2 et 3 septembre 2013 par le ministère des Droits des femmes Violences faites aux femmes : Soins des victimes, prise en charge des auteurs

Colloques organisés les 2 et 3 septembre 2013 par le ministère des Droits des femmes 

Violences faites aux femmes : 
Soins des victimes, prise en charge des auteurs 



à l’Académie de médecine, 16 rue Bonaparte, Paris 6ème.


Ce colloque sera l’occasion de valoriser des expériences locales et de confronter les approches médicales, juridiques, sociales et associatives dans ces domaines. Le lundi sera consacré à la question des soins aux victimes, tandis que le mardi concernera la prise en charge des auteurs de violences faites aux femmes.
Avec l’intervention de la Dre Muriel Salmona, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie (qui a participé au comité scientifique de ce colloque et aux réunions préparatoires) dans le cadre de la table ronde consacrée à : Quelles réponses, quels soins pour les victimes ? Approches médicales, judiciaires, sociales et associatives avec Françoise Guyot, Marie-France Casalis, Amel Arvin Berod, Dre Cécile Morvan, Isabelle Steyer et Pr Louis Jehel
Interviendront également pour le colloque Soins des victimes du 2 septembre animé par Annie Guilberteau, Mme la ministre Najat Vallaud Belkacem, la Pre Marleen Temmerman (de l'OMS), le Pr Roger Henrion, et lors de la partie : expériences les Dr-e-s Gilles Lazimi, Gérard Lopez et Annie Soussy.

Et lors du colloque prise en charge des auteurs animé par la Dre Sophie Baron-La Foret, le Pr Christian Hervé, les Dr-e-s Roland Coutanceau et Magali Bodon-Bruzel, Mmes Virginie Kleis, Nathalie Boivent, Patricia Carette, Joanna Gourlan, Nadine Barthélémy, Géraldine Duchemin et Mrs Jean-Yves Jalain, Alain Legrand

Pour lire le programme cliquez sur les images



jeudi 29 août 2013

INTERVENTIONS ET ACTIONS DE L'ASSOCIATION MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE EN SEPTEMBRE ET OCTOBRE 2013



INTERVENTIONS ET ACTIONS 
DE L'ASSOCIATION
MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE 
EN SEPTEMBRE ET OCTOBRE 2013



Septembre 2013


1- le 2 et 3 septembre à Paris 







Colloques organisés par le ministère des Droits des femmes : Violences faites aux femme : Soins des victimes et prise en charge des auteurs  à l’Académie de médecine, 16 rue Bonaparte, Paris 6ème.
.
Avec l’intervention de la Dre Muriel Salmona (qui a participé au comité scientifique de ce colloque et aux réunions préparatoires) dans le cadre de la table ronde consacrée à : Quelles réponses, quels soins pour les victimes ?Approches médicales, judiciaires, sociales et associatives



2 - le 4 septembre à Paris (75)



la librairie Violette and Co et les amiEs de Femmes en Résistance organisent une "rencontre du mercredi" à la librairie féministe de la rue de Charonne, et invitent Muriel Salmona, psychiatre psychotraumatologue, spécialiste de la mémoire traumatique en France, Présidente de l'association Mémoire traumatique et Victimologie. Elle viendra parler de l'indispensable livre qu'elle a écrit et est sorti au printemps:  "le livre noir des violences sexuelles", paru aux Editions Dunod.
La rencontre se déroulera à la librairie Violette and Co (102 rue de Charonne Paris 11ème) en 2 temps : présentation du groupe "les AmiEs de Femmes en résistance" et présentation du programme (la plaquette de la 11e édition sera disponible) puis discussion avec Muriel Salmona autour de son livre. Elle le dédicacera ensuite et vous pourrez adhérer également adhérer sur place aux AmiEs de Femmes en résistance.

3 - le 6 septembre 




l'Humanité des débats. L'entretien avec Muriel Salmona présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie par Anna Musso en double page le 6 septembre 3013




TRIBUNES L'Humanité-  le 6 Septembre 2013





4 - le 16 septembre à Angers (49)


La déléguée départementale aux Droits des Femmes et à l'Egalité entre les femmes et les hommes DDCS 49  Marie-Claude CAILLAUD et 42 acteurs signataires du protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences envers les femmes ( signé le 22 février 213) du Maine et Loire, Angers-Loire-Métropole organise une sensibilisation avec comme intervenante la Dre Muriel Salmona s’adresse aux élu-e-s des communes, notamment ceux et celles qui ont en charge la prévention et la sécurité à la réalité et aux conséquences des différentes formes de violences envers les femmes et en particuliers les violences dans le couple, l’emprise, les conséquences de ces violences , l’enjeu d’agir de ce problème de société , afin qu’ils et elles soient en mesure d’engager et/ou soutenir des actions; Angers-Loire-Métropole a élargi le public invité aux membres du CCSPD et à toutes les associations et services qui agissent dans la lutte contre les violences envers les femmes.
Cette réunion de sensibilisation a lieu au Centre Culturel Jean Villard à Angers, à 20h30 


5 - le 18 septembre à Paris (75)


MIPROF (mission inter-ministérielle pour la protection des femmes victimes de violences) 



Réunion du sous-groupe de travail auquel participe la dre Muriel Salmona consacré à la formation continue des médecins et des professionnels de la santé



6 - le 25 septembre à Paris (75)




Café Droits des Femmes le mercredi 25 septembre 2013 du mois  de 14h00 à 16h00 organisé par LTDF (Libres Terre des Femmes) dans ses locaux au 111 boulevard Mac donald Paris75019 sur le thème des enfants exposés aux violences conjugales avec la Dre Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie.

Le CAFÉ DROITS DES FEMMES est un moment d’échange convivial, d’écoute et d’information ouvert à tous et toutes sur les thèmes liés à la promotion de l’égalité femmes-hommes : parité, contraception, emploi, formation, prévention des violences, vie politique…organisé par l’association Libres Terres des Femmes.


7- le 25 septembre à Colombes (92)


Débat avec Muriel Salmona à la MJC de Colombes après la projection du film de françois Ozon «Jeune et jolie» à 20h30


8 - le 28 et 29 septembre à Arcueil (94)

Lors de la 11e édition du festival Femmes en Résistances , les 28 et 29 septembre à l’espace municipal Jean Vilar d’Arcueil  :  les 8 commandements féministes contre l’obscurantisme ! Muriel Salmona  dédicacera  "le livre noir des violences sexuelles", paru aux Editions Dunod.





Octobre 2013


9- le 01 octobre à Bruxelles



séminaire abolitionniste au Parlement européen à Bruxelles organisé par le LEF (Lobby Européen des Femmes www.womenlobby.org ) et ses partenaires de l'Appel de Bruxelles
La Dre Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie présentera les conséquences psychotraumatiques de la prostitution dans le cadre de la deuxième table ronde : les conséquences de la prostitution sur la vie des femmes 

10- le 02 octobre à Paris (75)


MIPROF (mission inter-ministérielle pour la protection des femmes victimes de violences) 



Réunion du groupe de travail auquel participe la dre Muriel Salmona consacré à la formation des médecins et des professionnels de la santé

11- le 03 octobre à Nancy (54)





Intervention de la Dre Muriel Salmona  sur le thème Dissociation et syndrome post-traumatique à la Journée d’actualité et d’études de l’Urgence Médico-Psychologique de la zone Est

Salle polyvalente du Centre Psychothérapique de Nancy à Laxou 54520 organisée par la CUMP Inter-Régionale Est sous la présidence du Pr Louis Crocq, Médecin Général des Armées



12- le 05 octobre à Paris (75)





Bibliothèque libertaire  La rue 10 rue Robert Planquette 75018 Paris, à 18h rencontre, présentation et dédicace du livre de Muriel Salmona (le projet, les personnes à qui il s'adresse, son "architecture" interne ainsi que surtout les enjeux à court, moyen et long terme de sa publication).


13 - le 7 octobre à Bourg la Reine (92)


L’association Mémoire Traumatique et Victimologie organise son Assemblée Générale avec la présentation du bilan de l’année 2012, les actions depuis le début 2013 et les projets à venir.
Ce sera l'occasion de préparer le prochain colloque de l’association Soins des victimes, Victimes des soins qui aura lieu le 5 novembre 2013 à Bourg la Reine à l’Agoreine de 9h à 18h, 63 bld Carnot grâce au soutien de M. le maire de Bourg la Reine.


14- le 8 octobre à Paris (75)








Muriel Salmona avec Marie-France Casalis participe le Mardi 8 Octobre à l’émission de Giulia Foïs, « Point G comme Giulia », en direct de 19h30 à 20h30 sur le Mouv’. 92.1

pour réécouter l'émission : http://www.lemouv.fr/diffusion-violences-sexuelles-pour-en-finir-avec-les-idees-recues



L’émission portera sur les violences sexuelles et les idées reçues.



15- le 12 octobre à Paris (75)



Réunion de la commission Enfance en France de l'UNICEF dont fait partie Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie 



16 et 17- les 17 et 18 octobre à Wavre et à Liège en Belgique

Deux conférences organisées par Province du Brabant wallon par la section égalité des chances sur Violences envers les femmes et grossesse avec pour intervenante la dre Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie 

18- le 22 octobre à Charleville- Mézières (08)


Journée de formation sur les violences conjugales et leurs conséquences psychotraumatiques organisée par le CHRS Voltaire (57 Rue Voltaire 08000 CHARLEVILLE-MEZIERES ) avec pour intervenante la Dre Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie.






19- le 23 octobre à Puteaux (92)

Intervention de la Dre Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie. à la conférence débat sur les violences conjugales au Palais de la Culture à Puteaux le 23 octobre à 19 heures


20- le 29 octobre à Paris (75)

 Emission sur Radio libertaire avec l'AVFT et Muriel Salmona



de 18h à 19h30 sur Radio-Libertaire 89.4

Emission aimablement destinée aux sujets qui fâchent et aux gens pas d’accord avec ce qu’on nous serine.
animé par François du groupe libertaire Louise Michel

Avec Muriel Salmona de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie et Marilyn Baldeck et Sophie Péchaud de l'AVFT : association européenne contre les violences faites aux femmes au travail http://www.avft.org

pour parler de toutes nos actions pour lutter contre les violences sexuelles faites aux femmes