samedi 22 novembre 2014

Témoignage sur des maltraitances dans un contexte de punitions corporelles : La plus horrifiante des conséquences…








La plus horrifiante des conséquences…



Je me souviens…  J’ai 4 ans, je suis seule dans l’appartement avec ma sœur, 5 ans, c’est la première fois, notre père est parti acheter des cigarettes, avec notre frère, 1 an. Nous ne savons que faire. C’est décidé, nous allons prendre un bonbon! J’ai choisi un berlingot vert, ma sœur un caramel, nous avons rangé la boîte à bonbons et dégustons. Tout à coup, un bruit de clés dans la serrure, vite, je me cache sous la table, ma sœur se place devant la fenêtre. Notre père dépose notre frère, sans un mot.  

Soudain, je suis tirée par les pieds, ma tête cogne en arrière, qu’est-ce que tu as dans ta bouche?!  pas répondu, secoué, tiré mes cheveux, tapé ma tête, écrasé mes joues, a mis gros doigts dans bouche, bonbon sorti, l’est en rage, j’suis une voleuse, l’est déchainé, il tape, il tape, je tombe, il tape, il tape, j’ai mal, il tape, je dois me relever, il tape, il tape, je ne peux pas, il tape, je me relève, il tape il tape, je tombe, il tape, je me relève, il tape, je tombe, je suffoque, il tape, il tape, je me relève, il tape, il tape, d’un grand coup de pied entre les jambes par derrière me soulève de terre, je suis au sol, il hurle, au lit et sans manger!, il s’en va, je me relève, je cherche mon lit, je tremble je tremble, où est mon pyjama?, je tremble, je me déshabille vite, je mets mon pyjama vite, j’ai peur qu’il revienne, je tremble, vite je grimpe sur mon lit, c’est haut, je m’allonge entre les draps, je prends ma tête entre mes mains, mes doigts sur mes oreilles, je ne peux pas fermer mes yeux, je ne vois rien, c’est tout noir… elle est morte… je flotte, il fait jour, les volets ne sont pas fermés, il y a des gens dans la rue, il fait froid. 

J’ai 54 ans, je la vois encore, elle est là, sur son lit, les mains de chaque côté de sa tête, elle a ses yeux grands ouverts, elle est morte, je la regarde sur son lit, et en même temps je suis en elle, je ne peux pas fermer mes yeux, je suffoque, je ne peux pas pleurer, je suis terrorisée, horrifiée, terrifiée, choquée, je suis terriblement choquée, je ne peux plus penser, je ne vois plus rien, je ne peux plus bouger mon corps, je suis inerte, je suis morte et je la regarde, elle est morte, je ne ressens rien, tout est froid, je suis froide, elle est froide, nous flottons, c’est l’hiver le plus total.  

Cela a duré si longtemps... mon p’tit corps propulsé à coup de pieds, à coups de poing jusque dans la chambre, je ne savais plus où étaient le sol, le plafond, la porte et les murs, j’étais perdue…  après c’est black out.

En vérité ces violences ont duré tout au plus 1 minute ou deux, leurs conséquences psychotraumatiques ont duré 50 ans.

Alors quand je vois et j’entends la majorité des enfants-devenus-adultes lutter pour défendre leur droit de taper eux-aussi les enfants… je vois et j’entends la plus horrifiante des conséquences des violences subies dans l’enfance.

Article de Muriel Salmona sélectionné par Le Plus du Nouvel Obs Fessée : 10 raisons de l'interdire, ainsi que toutes les autres punitions corporelles La famille est une zone de non-droit.









Fessée : 10 raisons de l'interdire, ainsi que toutes les autres punitions corporelles

La famille est une zone de non-droit.




LE PLUS. Sur Europe 1, la secrétaire d'État à la famille, Laurence Rossignol a appelé à une "prise de conscience collective" concernant les punitions corporelles. À quelques jours de la journée internationale des droits de l'enfant, le gouvernement veut-il remettre ce dossier sur la table ? Muriel Salmona, psychiatre, l'appelle de ses vœux.





Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie ,

Édité par  Henri Rouillier    Auteur parrainé par Elsa Vigoureux
publié le 02 -06-2014


Alors que nous allons fêter le 20 novembre 2014, le 25e anniversaire de l’adoption par les Nations-unies de la Convention internationale des droits de l’enfant, comment la France – pays des droits de l’homme – peut-elle encore transgresser les droits fondamentaux des enfants, en n’interdisant toujours pas au sein de la famille le recours à des méthodes éducatives violentes physiquement et psychologiquement, basées sur les châtiments corporels, la peur, l’humiliation et la privation ?

Des recommandations répétées

Pourquoi ne tient-elle pas compte des recommandations du rapport 2013 du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, de celles du Comité des droits de l'enfant qui à deux reprises du (2004, 2009) lui a demandé d'interdire expressément les châtiments corporels dans tous les contextes, y compris la maison, ni des conclusions du Comité des droits européens des droits sociaux qui pour les mêmes raisons a déclaré à plusieurs reprises que sa situation n'est pas conforme à la Charte sociale européenne ?

Comment tolère-t-on que les enfants, qui sont des personnes vulnérables, fragiles et dépendantes, soient les seuls en France dont on n’ait pas à respecter totalement l’intégrité physique et psychique, et qu’on puisse taper, gifler, pincer, fesser, humilier sous couvert d’éducation et de droit de correction ?

Un "droit de correction" qui n'a pas de sens

Comment ce droit coutumier de correction toujours en usage, reconnu par la Cour suprême en 1819 et s’exerçant dans le cadre de l’autorité parentale, peut-il être conciliable avec le devoir de "protéger l’enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement dans le respect de sa personne" (article 371-1 du code civil) ?  Pourquoi n’est-il pas abrogé ?

En toute incohérence frapper un adulte – même beaucoup plus fort que soi –, l’humilier verbalement est considéré comme une atteinte à ses droits et à sa dignité, alors que frapper un enfant – même tout petit – et l’humilier, peut être considéré comme normal pour un parent, si c’est pour le corriger et l’éduquer. Aimer et élever son enfant serait donc conciliable avec le fait de lui faire mal physiquement et psychologiquement. Ce sont les "Qui aime bien, châtie bien" et "C’est pour ton bien" qu’Alice Miller a si bien dénoncés (1).

Des conséquences traumatiques

Alors que toutes les violences qui s’exerçaient au sein du couple sous couvert d’amour et d’un "droit patriarcal" de domination et de possession : "C’est MA femme, j’en fais ce que je veux !", ne sont plus acceptables et sont considérées comme des délits ou des crimes avec circonstances aggravantes, certaines de ces violences restent étrangement valables dans la famille quand elles s’exercent sur les enfants par des adultes ayant autorité.

La famille est une véritable zone de non-droit où il est toujours possible d’exercer des violences physiques et psychologiques : "C’est MON enfant, je l’élève comme je veux !"

La méconnaissance des conséquences traumatiques des violences éducatives sur le développement, l’estime de soi et la santé des enfants favorise la tolérance, la banalisation, voire la valorisation des violences éducatives en France. Cela donne aux parents un permis en toute "innocence" de taper, menacer et humilier leurs enfants, aussi petits soient-ils puisqu’un pourcentage important des violences éducatives commencent avant 2 ans, et plus de la majorité avant 7 ans.

La punition physique génère de la maltraitance

Elles sont considérées comme une norme sociale qu’il ne faut pas remettre en question puisqu’elles seraient indispensables pour assurer une discipline efficace et une éducation digne de ce nom. Et c’est une très grande majorité des parents en France (40%, selon une étude publiée en octobre dernier par l'observatoire "Approuvé par les familles" – 80% pour d'autres) qui reconnait avoir recours aux punitions corporelles quels que soient leur niveau socio-culturel et leurs origines.

Les facteurs les plus prédictifs pour les parents de recourir à ces violences étant le fait d’en avoir eux-mêmes subi dans leur enfance, leurs niveaux de stress, et leurs croyances dans les effets bénéfiques des punitions corporelles et la mauvaise nature des enfants.

Et comment définir ce qui relève du droit de correction quand la limite entre des punitions corporelles plus ou moins sévères, qui seraient des violences "mineures" mais tolérées, et des maltraitances punies par la loi, est mouvante et forcément très subjective ? Comment les distinguer ?

Faut-il seulement que les parents n’exagèrent pas, que les punitions soient "raisonnables" et qu’elles ne laissent pas de traces trop voyantes… ? C’est oublier que la grande majorité des maltraitances (75%) sont commises dans un contexte de punitions.

10 raisons d'oublier les violences corporelles éducatives

Pourtant, si en France, en 2014, on ne renonce pas au "droit de correction" parental sur les enfants, ce n’est pas faute d’avoir à notre disposition, depuis plus de 20 ans, tous les outils juridiques internationaux et européens, et toutes les connaissances scientifiques incontestées pour le faire.

Droits et recherches universitaires en psychologie, en médecine et en sciences de l’éducation sont sans appel et nous donnent 10 raisons pour interdire explicitement les punitions corporelles en tous lieux y compris la famille :

1. Rien ne peut justifier ces pratiques qui portent atteinte aux droits, à la dignité, à l’intégrité physique et psychologique des enfants, à leur santé, leur bien-être, leur développement et leurs apprentissages, droits garantis par la Convention Internationale des droits de l’enfant que la France a ratifié le 7 août 1990.

2. 42 pays ont déjà interdit explicitement les punitions corporelles en tous lieux y compris la famille, dont 23 en Europe.

3. Aucune étude scientifique n’a pu démontrer un effet positif des punitions corporelles sur le comportement et le développement de l’enfant.

4. Bien au contraire, elles sont corrélées fortement à une augmentation de l’agressivité et des comportements anti-sociaux chez les enfants mais également à l’adolescence et à l’âge adulte avec un risque de violences intra-familiales et conjugales.

5. Elles représentent un facteur de risque de maltraitances puisque 75% de celles-ci sont commises dans un cadre de punitions corporelles.

6. Il a été prouvé par de nombreuses recherches internationales qu’elles ont des conséquences traumatiques à long terme sur la santé mentale et physique des enfants. Elles montrent le même risque que pour les autres violences, de présenter dans l’enfance et à l’âge adulte des troubles mentaux post-traumatiques et cognitifs et une hyperactivité chez l’enfant.

Deux grandes études publiées dans les revues internationales Pediatrics en 2013 et CMJA en 2014  ont permis d’attribuer aux punitions corporelles 2 à 5% des troubles psychiatriques de l’axe I dans la population générale (troubles de l’humeur, troubles anxieux, conduites addictives, risque suicidaire), et 4 à 7% des troubles psychiatriques de l’axe II (troubles de la personnalité comme les personnalités borderline, schizotypiques, a-sociales), et un risque plus grand de troubles cardio-vasculaires, pulmonaires, de l’immunité, d’arthrites, de douleurs chroniques et d’obésité. Interdire les violences éducatives est non seulement une affaire de respect de droits fondamentaux, mais également de santé publique.

7. Elles sont également à l’origine d’atteintes neuro-biologiques et corticales du cerveau, et de modifications épigénétiques, ces atteintes étant liées au stress, au dysfonctionnement des systèmes de régulation de la réponse émotionnelle et à l’excès de production de cortisol qui est neurotoxique. Le cerveau des enfants est particulièrement vulnérable à la violence (cf l’article complet).

8. En revanche, des méthodes éducatives dites positives ont fait leurs preuves pour bien éduquer un enfant sans violence.

9. Il a été démontré que la réduction des punitions corporelles par les parents est suivi rapidement d’une diminution de l’agressivité, de l’anxiété et des comportements anti-sociaux chez leurs enfants.

10. Et qu’une interdiction par la loi des violences éducatives ainsi que des campagnes d’information et de soutien à la parentalité, permettent de diminuer leur nombre de façon très significative.

Nous avons donc à notre disposition tous les arguments pour interdire explicitement les punitions corporelles en tous lieux y compris la famille, et considérer que le droit de correction ne peut jamais s’appliquer puisque la santé, le bien-être et le développement de l’enfant sont mis en danger et il est démontré que l’abandon par les parents de ces violences éducatives permet aux enfants de ne plus être impactés par la plupart, voire la totalité de ces conséquences.

En toute logique, légiférer sur leur interdiction ne devrait susciter aucun retard, de même il serait urgent que les pouvoirs publics diffusent des campagnes de communication pour informer la population de la nocivité des violences éducatives, et promouvoir une éducation non-violente.




(1) Alice Miller "C'est pour ton bien, racines de la violence dans l’éducation de l’enfant", Paris, Aubier, 1985


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dimanche 9 novembre 2014

INTERVENTIONS ET ACTIONS DE L'ASSOCIATION MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE EN NOVEMBRE - DECEMBRE 2014


INTERVENTIONS ET ACTIONS 
DE L'ASSOCIATION
MÉMOIRE TRAUMATIQUE ET VICTIMOLOGIE 
EN NOVEMBRE - DECEMBRE  2014


NOVEMBRE 2014


1- le 3 novembre à Paris (75)







Pôle formation du Centre Monceau

Sixième journée de Formation de l'association Mémoire traumatique et victimologie en partenariat avec Familia, pôle formation du Centre Monceau :
Conséquences des psychotraumatismes et soins psychothérapiques aux victimes 

Cette formation est assurée par la Docteure Muriel Salmona, psychiatre, psychotraumatologue et Sokhna Fall, thérapeute familiale, victimologue et ethnologue.

Les conséquences psychotraumatiques des violences, leur impact sur la santé psychique des victimes restent méconnues et mal prises en charge. Les cursus universitaires n'accordent qu'une très faible place à cette clinique, malgré les intuitions précoces de la psychanalyse, les connaissances cliniques des états de stress post-traumatiques, et les avancées récentes des recherches en neurobiologie. 

Cette formation est destinée aux professionnels susceptibles de prendre en soins des victimes de violences. Cette formation s'adresse à des cliniciens ayant déjà une expérience en psychothérapie : médecins psychiatres, psychologues, psychothérapeutes, infirmièr-e-s en psychiatrie. Elle est centrée sur l'identification des violences subies, le traitement de leur conséquences psychosociales et particulièrement sur la mémoire traumatique. 

Cette formation se déroule sur deux ans, à raison de 9 journées la première année, tarif annuel : 1600€ ; et de 6 journées la deuxième année, tarif annuel : 1100€.

La prochaine session débutera en janvier 2015
Centre Monceau, 18 rue de la Pépinière, Paris 75009



2- le 10 novembre à Mons (Belgique)


Conférence de 9h30 à 12h30 "Les conséquences des violences sur les femmes et les enfants : la mémoire traumatique" par la Dre Muriel Salmona, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie, organisée par la coordination provinciale du Hainaut en collaboration avec l'UMONS, DEAS et la Haute Ecole Sociale du Hainaut.
Site Dolez : 31 bd Dolez, 7000 MONS ; Services scientifiques de la Faculté polytechnique, salle Macquet

Après-midi groupe de travail et d'échanges de pratiques professionnelles avec la Dre Muriel Salmona





3- le 14 novembre à Evry (91)



Colloque de 9h à 17h : "Etat des lieux et relatif à la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel"
À l'Assemblée départementale à Evry organisé par le Conseil général de l'Essonne et la délégation du Mouvement du Nid


La Dre Muriel Salmona, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie participe à la table ronde : "Accompagner tout au long du parcours de sortie de la prostitution"


Le Conseil général de l’Essonne et la délégation du Mouvement du Nid de l’Essonne proposent une après-midi pour réfléchir, comprendre et envisager l’avenir en matière d’aide aux victimes de la prostitution et de lutte contre leurs exploiteurs et agresseurs. Un rendez-vous dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.


Dire que des femmes ont le droit de se vendre, c’est masquer que les hommes ont le droit de les acheter." Françoise Héritier
La prostitution concernerait 20 à 40 000 personnes en France, en très grande majorité des femmes exploitées dans le cadre de réseaux de traite. Engagé pour l’égalité entre les femmes et les hommes depuis plusieurs années, le Conseil général de l’Essonne soutient les acteurs, institutionnels ou associatifs, de l’abolition du système prostitueur. La journée internationale de lutte contre les violences sera cette année l’occasion de dresser un état des lieux des pratiques existantes et des risques croissants, en particulier chez les jeunes puisque plusieurs milliers d’adolescent-e-s seraient concerné-e-s. Ce constat sera mis en perspective avec la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, actuellement en débat au Parlement.
Programme
  • 9h30 : Ouverture par Jérôme Guedj, Président du Conseil général de l’Essonne
  • 10h-11h30 : Table-ronde n°1 / Lutter efficacement contre les réseaux et responsabiliser les clients
  • 11h30-11h45 : Pause
  • 11h45-13h15 : Table-ronde n°2 / Accompagner tout au long du parcours de sortie de la prostitution
  • 13h15-14h15 : Buffet déjeunatoire
  • 14h15-16h00 : Table-ronde n°3 / Prévenir la prostitution et éduquer ? l’égalité femmes-hommes dès le plus jeune âge
  • 16h-16h45 : Échanges avec la salle
  • 16h45 : Clôture par Maud Olivier, Députée, Conseillère générale déléguée chargée de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l’égalité
  • 17h : Fin de journée






4 - le 20 novembre à Nanterre (92)






À l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense le Jeudi 20 Novembre 2014, de 10h à 13h Amphithéâtre A, bâtiment G Colloque à l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant

La Dre Muriel Salmona représentera l’UNICEF
En présence de :
  1. François-Michel Lambert (député EELV)
  2. Edith Gueugneau (députée PS)
  3. Edwige Antier (ancienne députée UDI)
  4. Henriette Zoughebi (Conseillère Régionale Ile de France, FdG)
  5. Margaret Tuite (Coordinatrice de la Commission Européenne pour les Droits de l’Enfant)
  6. Gilles Lazimi (Médecin – Coordinateur des campagnes 2011 et 2013 de sensibilisation contre les violences éducatives ordinaires
Avec le témoignage de Vincent Dennery, Directeur de la Fondation pour l’Enfance, fondation organisatrice des campagnes 2011 et 2013 de sensibilisation contre les violences éducatives ordinaires
Violence éducative :
  1. Quelles évolutions à venir en France pour la protection des enfants ?
  2. Convention Internationale des droits de l’Enfant des Nations-Unies
  3. Directives Européennes
En introduction au débat, à 9h, diffusion du film de Marion Cuerq sur les différences entre les droits des enfants français et suédois.



5 - le 21 novembre à Cherbourg (50)




Formation à destination des sages-femmes de la Manche le vendredi 21 novembre, 3 rue de l'oratoire à Agneaux pour une intervention à partir de 13h30 sur "Les conséquences psychotraumatiques des violences sur les femmes et sur leur grossesse". par la dre Muriel Salmona présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie lors de l’Assemblée générale du Conseil de l’Ordre des sages-femmes de la Manche



6 - le 24 novembre à Chambéry (73)






A l’occasion du 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les missions départementales aux droits des femmes et à l’égalité de la DDCSPP 73 et de la DDCS 74, en partenariat avec les Conseils départementaux de l'accès au Droit de la Savoie et de la Haute Savoie vous invitent à un colloque dans le ressort de la Cour d’Appel de Chambéry :
« Les professionnel-le-s face aux victimes de violences conjugales : approches psychologique et juridique, regards croisés »
avec la Dre Muriel Salmona présidente de l'association Mémoire Traumatique et Vicimologie
et M. Edouard Durand magistrat formateur à l'ENM
Le lundi 24 novembre 2014, à l’amphithéâtre de Marcoz de 13h30 à 17h30
Université de Savoie, 27 rue Marcoz 73000 CHAMBERY
Inscriptions jusqu’ au 14 novembre auprès de : nathalie.chtouki@savoie.gouv.fr Tel : 04 56 11 06 49






7 - le 25 novembre à Paris  (75)




Mardi 25 novembre de 14 à 18h séance plénière du CESE du mardi 25 novembre prochain, après-midi, consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la présentation de l'étude faite par la délégation aux droits des femmes et à l'égalité :

« Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses»

Présentation de l’étude et Débat d’actualité

Avec la Dre Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie qui participe à la table ronde n°2 : "Prendre en charge et accompagner"


Programme :
La séance plénière du CESE Conseil Economique Social et Environnemental, débutera par la présentation de l’étude « Combattre toutes les violences faites aux femmes, des plus visibles aux plus insidieuses » par Pascale Vion, rapporteure.
Devrait suivre une intervention de la Secrétaire d’État aux droits des femmes, qui a également été sollicitée pour réagir aux tables rondes.
La présentation des trois tables rondes sera ensuite faite par Jean Paul Delevoye, Président du CESE ou Pascale Vion puis, pendant l’installation en tribune des intervenants de la table ronde n°1, sera diffusé un spot sur le harcèlement à l’école, impliquant un garçon (« La classe »).
Pascal Lelièvre, responsable du département information et multimédia de la Mutualité française, sera l’animateur des trois tables rondes et posera 3 questions à chaque intervenant.
Le souhait de la rapporteure est, pour chaque table ronde, de faire ressortir les idées force et les messages à faire passer. Un débat de 15mn avec la salle est prévu à la fin de chaque table ronde.

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, UN PHÉNOMÉNE MULTIFORME

Table ronde n°1 -15H-15H45     
  • Repérer et recenser
Ernestine Ronai, Coordinatrice nationale de la MIPROF (Mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains)
Gilles Lazimi, Médecin généraliste, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
Françoise Brié, Vice-présidente de la FNSF (Fédération nationale solidarité femmes), gestionnaire notamment du 39-19
Pendant l’installation de la table ronde n° 2, sera projetée la vidéo « Ceci est un viol »
Table ronde n°2 -15H50 -16H35     
  • Prendre en charge et accompagner
Marilyn Baldeck, Déléguée générale de l’AVFT (Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail) 
     Marie-France Casalis, Responsable du pôle formation du Collectif féministe contre le viol, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes 
Muriel Salmona, Psychiatre, responsable de l’Institut de victimologie 92, présidente de l’Association mémoire traumatique et victimologie
Caroline Rey-Salmon, Pédiatre, médecin légiste, responsable des Urgences Médico-Judiciaires de l’Hôpital Hôtel-Dieu à Paris
Pendant l’installation de la table ronde n° 3, sera projetée une vidéo enregistrée par des jeunes du département de Seine St Denis et/ ou des saynètes présentant les actions réalisées dans le cadre du mouvement «Jeunes contre le sexisme »

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, SORTIR DE L’EMPRISE
Table ronde n°3-16H45-17H30
  • Protéger, réprimer, prévenir
Françoise Guyot, Vice-procureure, chargée de mission auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris
  Roland Coutanceau, Psychiatre, expert national, président de la Ligue française de santé mentale, chargé d'enseignement en psychiatrie et psychologie légales à l'Université
Paris V.
Alain Legrand, Psychologue, psychanalyste, président de la Fédération nationale des associations et des centres de prise en charge d’auteurs de violences conjugales et familiales(FNACAV)

CONCLUSION- 17H30-17H45




8 - le 26 novembre à Paris  (75)






Dans le cadre de la mise en place du plan d’action égalité professionnelle femmes-hommes au CNRS, le Président, la Direction des ressources humaines et la Mission pour la place des femmes au CNRS organisent la première Journée de formation sur le harcèlement sexuel le 26 novembre à partir de 8h45 dans l'amphithéatre Marie Curie.
avec L'AVFT, le CLASCHES, des experts dont la Dre Muriel Salmona présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie et la compagnie Désamorces..


Plusieurs interventions sont au programme :

le président du CNRS, présentant le contexte et les enjeux
le directeur général délégué aux ressources du CNRS 
la directrice de la Mission pour la place des femmes au CNRS 
les représentant•e•s de la Direction des Ressources Humaines du CNRS et du service conseil et expertise juridique (SCEJ) pour les procédures et exemples de cas disciplinaires traités au CNRS 
des expert•e•s travaillant sur les questions de harcèlement sexuel 
des intervenant•e•s des cellules de veille et d’information dans les universités 
des intervenant•e•s du Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur (CLASCHES), de l’ Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT)
une représentation théâtrale assurée par la compagnie De(s)amorce(s)


9 - le 27 novembre à Troyes  (10)








Solidarité Femmes Aube et la mission départementale aux droits des femmes et à l'égalité (DDCSPP de l’Aube) organisent, en partenariat avec le CIDFF et l'AVIM-RS, une journée de formation sur : le jeudi 27 novembre (journée entière)

Impact des violences sur la santé des victimes et de leurs enfants

dans les locaux de l'IFSI (2 avenue des Lombards à Troyes).
Cette journée sera ouverte à tout professionnel-le (action sociale, forces de l'ordre, associations, équipes éducatives...) et sera animée par la docteure Muriel SALMONA, psychiatre spécialisée en psychotraumatologie et victimologie, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie (Bourg la Reine) et le docteur Pierre BÉDHET.



10 - le 28 novembre à Troyes  (10)








Journée de formation à destination des professionnel-le-s de la santé organisée par Solidarité Femmes Aube et la Mission départementale aux Droits des Femmes et à l'Egalité (DDCSPP de l’Aube) à l'IFSI de Troyes
Impact des violences sur la santé des victimes et de leurs enfants
avec comme intervenante la Dre Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie





DECEMBRE 2014



1 - le 2 décembre à Rennes  (35)








Conférence-débat organisée par Question d'Egalité à 20h - au Centre Social des Champs Manceaux Rennes :

"Violences à l’encontre des femmes. Quelles conséquences sur la santé des victimes ? Comment les soigner ?"

Avec Muriel Salmona / médecin psychiatre/ présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie


2 - le 4 décembre à Bobigny  (93)

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2ème Colloque départementale Santé mentale & personnes âgées jeudi 4 décembre 2014 Faculté de Médecine de Bobigny Amphi 600 «Gutenberg» : "COMBATTRE LA DEPRESSION DES PERSONNES AGEES : APPROCHES PLURIELLES, Comprendre, prévenir et traiter"

La dépression est la pathologie psychiatrique la plus fréquente chez la personne âgée, à domicile ou en institution, et pourtant elle reste sous diagnostiquée et sous traitée. Le risque suicidaire associé est élevé, sans compter l’impact délétère sur l’entourage familial et soignant. Au cours de cette journée nous invitons les professionnels à repenser ensemble le prendre soin de la personne âgée atteinte ou à risque de syndrome dépressif. Ainsi, nous évoquerons la prévention, les implications sociétales, le repérage de signes d’alerte et les aspects cliniques et thérapeutiques ; les partages d’expériences devant aboutir à des propositions, notamment en termes de parcours pour la personne âgée en Seine Saint Denis.


"Reconstruire l’histoire : violences subies et dépression au grand âge" Dre Muriel SALMONA, psychiatre, association Mémoire Traumatique et Victimologie

Programme





3 - le 6 décembre à Munich (Allemagne)

Congrès pour l'abolition du système prostitueur à Munich du 5 au 7 décembre avec la participation le 6 décembre de la Dre Muriel Salmona a une table ronde de psychotraumatologues : Trauma et prostitution: expériences et recommandations 


Table ronde à laquelle participe également la psychotraumatologue allemande Ingeborg Kraus à l'origine du manifeste des psychotraumatologues allemands publié dans le magazine Emma

Version originale du manifeste :





4 - le 8 décembre à Paris  (75)




Pôle formation du Centre Monceau

Septième journée de Formation de l'association Mémoire traumatique et victimologie en partenariat avec Familia, pôle formation du Centre Monceau:
Conséquences des psychotraumatismes et soins psychothérapiques aux victimes 

Cette formation est assurée par la Docteure Muriel Salmona, psychiatre, psychotraumatologue et Sokhna Fall, thérapeute familiale, victimologue et ethnologue.

Les conséquences psychotraumatiques des violences, leur impact sur la santé psychique des victimes restent méconnues et mal prises en charge. Les cursus universitaires n'accordent qu'une très faible place à cette clinique, malgré les intuitions précoces de la psychanalyse, les connaissances cliniques des états de stress post-traumatiques, et les avancées récentes des recherches en neurobiologie. 

Cette formation est destinée aux professionnels susceptibles de prendre en soins des victimes de violences. Cette formation s'adresse à des cliniciens ayant déjà une expérience en psychothérapie : médecins psychiatres, psychologues, psychothérapeutes, infirmièr-e-s en psychiatrie. Elle est centrée sur l'identification des violences subies, le traitement de leur conséquences psychosociales et particulièrement sur la mémoire traumatique. 

Cette formation se déroule sur deux ans, à raison de 9 journées la première année, tarif annuel : 1600€ ; et de 6 journées la deuxième année, tarif annuel : 1100€.

La prochaine session débutera en janvier 2015
Centre Monceau, 18 rue de la Pépinière, Paris 75009


5 - le 9 décembre à Paris  (75)





Réunion l’après-midi de la commission Enfance en France de l'UNICEF dont fait partie Muriel Salmona présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie 




6 - le 12 décembre à Marseille  (13)




La 17ème Journée Annuelle de la Petite Enfance à l’Adolescence à Marseille Parc Chanot - Palais des Congrès vendredi 12 décembre 2014 organisée par l’Association "Couleur d'Enfants" :
"la violence...pourquoi, comment et après  "

Avec Dre Muriel Salmona, Thomas Gaon, Dr Maurice Berger, Mme Hélène Romano, Dre Nicole Catheline, Dr Boris Cyrulnik, Dr Thierry Baubet

Pour tous renseignements : 04 91 82 24 70, E-mail : couleurdenfants@gmail.com



Programme






7 - le 12 décembre à Bruxelles 


Le 12 décembre : Intervention de la Dre Judith Trinquart secrétaire générale de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie au Colloque « Les femmes, leurs soins, leurs médecins », thème « Femmes en situation de prostitution », Université des Femmes, Belgique.


8 - le 17 décembre à Paris  (75)



Formation sur la parole de l'enfant en justice à l'ENM Paris (quai aux fleurs) le mercredi 17 décembre après midi de 13h15 à 16h15 :
 Présentation du développement affectif et social de l'enfant, les troubles psycho-pathologiques associés à la maltraitance par la Dre Muriel Salmona, psychiatre, psychotraumatologue


9 - le 17 décembre à Issy les Moulineaux  (92)


SEMINAIRE DE PSYCHOGERIATRIE du mercredi Pour la région Paris - Ile-de-France à l'Hôpital Corentin-Celton – 4, parvis Corentin-Celton – 92133 ISSY-LES-MOULINEAUX –Salle Feuchères – (Rez-de-Jardin) de 17 à 19h :

"Les conduites dissociantes paradoxales liées à un passé de violences sexuelles." par la Dre muriel Salmona, psychiatre spécialisée en psychotraumatologie, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie

La psycho-gériatrie est l’approche pluridisciplinaire des personnes âgées qui souffrent de difficultés psychologiques et de troubles psychiatriques. Cette approche se situe là où les personnes se trouvent : à domicile, dans les foyer-résidences, dans les maisons de retraite, en gériatrie et en psychiatrie.

Cet enseignement, qui existe depuis 1990, organisé d'abord au Centre Hospitalier Sainte-Anne puis maintenant à l'Hôpital Corentin Celton, est libre, gratuit et ouvert aux professionnels de santé ayant en charge les personnes âgées. 

Pédagogie : chaque séance comportera trois parties. Une ouverture en images et avec une séquence vidéo (Jean-Claude Monfort), l’exposé d’un intervenant extérieur, puis une clôture par le mot du gériatre (Anne-Marie Hallet-Lezy).

Renseignements et Inscriptions : secrétariat du Dr. HALLET-LEZY Tél. : 01 58 00 48 00.