samedi 20 décembre 2014

Corine témoigne avec émotion et courage des violences sexuelles qu’elle a subies en tant que mineure et de leurs lourdes conséquences


Ce témoignage est également posté sur le site stopaudeni : http://stopaudeni.com/temoignage-corine




TÉMOIGNAGE DE CORINE


Tout a commencé, j’avais un peu plus de 12 ans 1/2, j’étais une jeune adolescente, naïve, crédule, bref une “gamine”. La benjamine d’une fratrie de quatre enfants. A compter de cette période, je me suis fait voler ma propre vie, mon corps, mon innocence et surtout la confiance, cette confiance que l’on porte envers les adultes qui vous entourent.

Mon bourreau ? Un improbable pédophile. Un bel homme, athlétique, charmeur, souriant, un sportif célèbre de la vie ébroïcienne, reparti sereinement dans son pays d’origine à la fin des années 80, sans que la justice ne l’arrête, ni le condamne. La justice ne fera rien contre lui, et je le savais fort bien. La prescription est désormais la meilleure protection de ce violeur d’enfants.

35 longues années se sont écoulées, bien trop de temps, évidemment. Et pourtant, en mars 2014, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, j’ai décidé de parler. De crier, cette douleur qui perdure.

En décembre 2013, comme tous les ans à la même époque, j’ai de nouveau sombré. Mais cette fois-ci au plus profond de moi, en tentant de mettre fin à mes jours, j’ai touché le fond. Mais pour cette fois-ci, rebondir et repartir de l’avant en dénonçant, ce que mes parents n’avaient jamais voulu croire, ou voulu voir, probablement.

Cette petite fille, est devenue femme. A cet instant, faute de pouvoir atteindre cet homme, à la vie injustement prospère, je veux au moins briser le non-dit.

Je témoigne : “il ne peut être reconnu, je ne sais pourquoi …”. Ce premier viol, celui qu’annonçait une longue série, en 1979, je n’avais que 13 ans. Lui, ce pervers narcissique, en avait 35 ans. Marié, père de deux enfants, il était respecté dans le monde sportif, professionnel, associatif, bref l’homme parfait ! Mes parents étaient amis avec lui et sa famille. Cette 1ère fois, restera à jamais gravée en moi. J’étais baby-sitter, c’était mon exutoire, ma vie, en un mot, mon refuge. Je l’idolâtrais. Lui et son épouse, étaient en sorte, ma seconde famille. A la maison, c’était l’enfer, un père sous l’emprise de l’alcool, au chômage, rongé par le désarroi, une maman, déprimée depuis toujours, sous anxiolytiques… Ses deux fillettes, étaient âgées d’environ 18 mois pour l’aînée, et bébé pour la seconde. 

Alors que j’étais dans la salle de bains, avec la plus jeune des fillettes, il entra, ferma la porte à clés. A cet instant, il prit sa fille, la déposa dans le transat. Très vite, sans saisir ce qui allait se dérouler, je me retrouvais sur cette planche posée en travers de la baignoire, qui faisait office de table à langer. Il ôta mon pantalon, ma culotte, se déshabilla, et me pénétra avec une telle hargne, tout en me bâillonnant avec un mouchoir dans la bouche, afin de ne pas réveiller les filles, dont la plus jeune étaient à nos pieds. Il me disait sans cesse, que c’était normal, toutes les jeunes filles de mon âge faisaient la même chose que moi. Je devais lui faire confiance, j’étais soumise. J’ai cru à cet instant, que j’allais mourir, il ne voulait pas que je bouge, il avait du mal à me pénétrer, normal, j’étais encore vierge (tout juste 13 ans). La douleur était telle, que j’ai failli en perdre connaissance. Une fois terminé, empressé, il sorti de la salle de bains. Je me suis lavée, tant je saignais… En fin de journée, je suis rentrée chez moi, ne comprenant toujours pas ce qui s’était passé. Dès le lendemain, l’intérieur de mes cuisses étaient recouvert d’hématomes, tant il m’avait maintenue avec violence. Mes sous-vêtements étaient tachés de sang. Le soir même, je les ai déposés dans le coffre à linge, maman qui s’occupait de trier et laver, n’a pas remarqué qu’ils étaient souillés de sang !…

Cet épisode ne fut que le début d’une grande souffrance. Je me sentais si seule, personne pour me tendre la main. Tous les mercredis et week-end, j’ai dû continuer à me rendre chez eux, d’une part je m’occupais des filles, d’autre part je faisais du repassage. Il était généreux, le mercredi, je ramenais 50 francs à la maison (environ 8 euros), le week-end, 100 francs, quand je passais la nuit chez eux pour garder les filles. A l’époque, cela représentait un belle somme d’argent, dont je ne profitais pas, j’en redonnais la quasi totalité à mon père.

Le samedi soir, quand il rentrait à la maison avec sa femme, j’étais endormie dans une chambre avec les filles au pied du lit. Il attendait toujours que son épouse s’écroule de sommeil dans le canapé du salon, pour me rejoindre dans leur chambre, que j’occupais. Il faisait de moi, ce qu’il voulait, et exerçait avec passion tous ses fantasmes. Je ne pouvais pas crier, mais juste m’abandonner, oublier le temps d’un instant que j’existais…

Durant plus de deux ans, j’étais devenue sa chose. Quelques mois plus tard, je suis devenue une “femme”. Jusqu’au jour, où l’absence de mes règles, m’interrogea. Avec l’aide d’amie, je me suis rendue au Planning Familial, endroit où l’on m’a appris que j’étais enceinte. Plus qu’une stupeur, une totale incompréhension. Enceinte pour moi, c’était réservé aux mamans. Moi, je n’étais qu’une gamine… J’ai subi un avortement en janvier 1980.

Les semaines défilaient, se ressemblaient toutes, bien que son “apprentissage” évoluait. Il fallait que j’assouvisse tous ses fantasmes, tels la masturbation, la fellation et même la sodomie.
Ce n’est qu’à 15 ans 1/2, en 1981, qu’enfin j’ai pu dire STOP ! “Plus jamais tu ne me toucheras”. Je m’en souviens encore, nous fêtions l’élection présidentielle de François Mitterrand. J’allais rentrer en classe de seconde en septembre, je devenais de plus en plus rebelle. Enfin, je trouvais la force et le courage nécessaire pour refuser de me rendre chez lui. Il m’a fallu de nombreux prétextes, pour échapper à ce que je qualifierais de tortures physiques et morales.

Mes parents ne m’ont pas comprise. Pourquoi, ne sont-ils jamais venus à mon aide ? Pourquoi tant d’ignorance ? Je pense, qu’ils étaient simplement enfermés dans leur marasme. A leurs yeux, je n’existais pas. Durant, ces trois longues années, j’ai l’amère impression de m’être prostituée pour eux.

Ils sont restés dans le déni durant 35 longues années. Maman, a enfin ouvert les yeux, le 9 décembre 2013, lors de ma tentative de suicide. A ce jour, elle me soutient de son mieux.

Lui, mon bourreau, s’en est fort bien sorti. Après être devenu une personnalité importante dans son pays, il est congratulé, honoré de toute part. A environ 70 ans, il mène une vie paisible, sans se soucier un instant, de la vie que je mène aujourd’hui. Je ne pense pas que ses filles savent vraiment qui est leur père. Si aujourd’hui, je dévoile mon histoire au grand jour, c’est pour ne plus avoir honte, ou du moins essayer, en fait il a fait de moi une LOQUE. Je ne suis toujours pas en paix avec cette jeune fille de 13 ans. Je mène un combat de tous les jours, pour ne pas sombrer.

Aujourd’hui, j’ai le soutien de ma famille proche, mon mari, mes trois enfants. Tous connaissent mon histoire dans les moindres détails. Sans jugement, ils m’accompagnent dans mon difficile parcours de reconstruction. Le délai de prescription étant écoulé, depuis plus de 10 ans, je souhaite aujourd’hui tout de même que la vérité puisse éclater au grand jour. Ne plus me cacher, avoir ce sentiment de honte qui vous habite, vous ronge, cette culpabilité d’avoir accepté si longtemps d’être sa proie.

Depuis un an, je me bats contre cette mémoire traumatique, qui a anéanti ma santé morale et physique. En effet, sous l’effet de la douleur, de la peur, de l’incompréhension, parce qu’on ne peut pas s’enfuir, le cerveau se fige, il est comme paralysé. C’est ce que l’on appelle la sidération. C’est un état de stupeur émotive dans le quel la victime, reste figée, inerte, donnant l’impression d’une perte de connaissance. C’est un phénomène psychologique, qui a toujours existé. La sidération agit comme un arrêt du temps, et fige la personne dans une blessure psychologique, au point que les émotions semblent pratiquement absentes. C’est un blocage total qui protège la victime de la souffrance en s’en distanciant. La sidération est à l’origine d’un état de stress intense qui peut durer plusieurs heures. A cet instant, la victime se retrouve dans un état de repli sur soi avec des pleurs et des angoisses, voire même jusqu’à des tremblements ou des vomissements. On se sent alors terriblement coupable, on a honte. Ce sentiment de culpabilité est omniprésent.

On pourrait me reprocher de ne pas avoir parlé plus tôt, mais le pouvais-je ? Terriblement seule, à environ 13 ans, mes chances d’être entendue étaient quasiment inexistantes. 35 longues années se sont écoulées, c’est le temps qu’il m’a fallu pour crier ma souffrance afin de tenter une reconstruction. Pourtant à l’âge de 28 ans, j’ai tenté une approche avec mes parents, leur expliquer ma souffrance, pourquoi cet individu, m’avait fait tant de mal, avait abusé de mon corps avec une telle hargne. A cet instant, mes parents sont restés dans le déni. Pourquoi, certainement pour se protéger, la honte qu’une telle histoire puisse éclater au grand jour !…

Le délai de prescription étant dépassé (20 ans pour les mineures, à compter de leur majorité), la bataille est engagée, car un fort désir de reconstruction de mon image personnelle, me taraude. A mon grand regret, cette reconstruction ne pourra passer par une reconnaissance de la Justice et du Droit. Aujourd’hui, je ne peux exprimer ma haine publiquement envers cet individu. Je suis contrainte et obligée d’anesthésier ma souffrance.

Les conséquences de la mémoire traumatique :

Dès l’âge de 17 ans, j’ai présenté des troubles d’épilepsie à la suite d’un banal accident de la voie publique. Un manque de confiance en moi s’en est suivi, et ne me quitte plus depuis. Etats successifs de déprime depuis plus de 25 ans.  Dès l’âge de 40 ans, j’ai présenté une pathologie discale sévère qui m’a amenée à être opérée à 4 reprises. En novembre 2006, j’ai été opérée d’un nodule au sein. J’ai du subir une hystérectomie à 43 ans, pour un fibrome important de l’utérus. Lors de cette intervention chirurgicale, j’ai perdu l’autonomie de ma vessie, d’où l’obligation à ce jour d’effectuer des auto-sondages. Deux interventions chirurgicales successives ont été pratiquées dans la région pelvienne.

Que dire, si ce n’est, que de tels traumatismes, ont engendré chez moi, une lourde pathologie médicale, qui font que ma vie n’est plus la même aujourd’hui.

C’est avec beaucoup d’émotion et de sincérité, que je vous livre mon histoire. J’espère qu’elle sera lue sans jugement, et qu’elle permettra aux lecteurs et lectrices, de prendre conscience, combien tant de violence et de souffrance, peuvent anéantir toute une vie.

Corine 

mercredi 10 décembre 2014

Emission RFI Priorité Santé de Claire Hédon sur la violence interpersonnelle avec Dre Muriel Salmona le 11 septembre 2014





Jeudi 11 septembre de 9h50 à 11h



A l’occasion de la publication du Rapport de l’OMS sur la prévention de la violence qui révèle que 475 000 personnes ont été assassinées en 2012. L’homicide est la troisième cause de décès dans le monde chez l’homme de 15 à 44 ans. Un enfant sur quatre a été victime de violences physiques ; une fille sur cinq a fait l’objet de violences sexuelles ; et une femme sur trois est victime au cours de sa vie de violences physiques et/ou sexuelles exercées par des partenaires intimes. La violence contribue aux principales causes de décès telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires et le VIH/sida car les victimes ont un risque accru d’adopter des comportements comme le tabagisme, la consommation d’alcool et de drogues et les comportements sexuels à risque. Que faire pour lutter contre ce type de violence ? Quels sont les moyens de prévention ? Comment prendre en charge les victimes ?

  •  Dr Muriel Salmona, psychiatre spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences , chercheuse et formatrice en psychotraumatologie et en victimologie, fondatrice et présidente de l’association mémoire traumatique et Victimologie. A publié : « le livre noir des violences sexuelles » aux éditions Dunod

  •  Christopher Mikton, auteur du rapport global de l’OMS sur la prévention de la violence interpersonnelle.  A travaillé dans le milieu de la criminologie et de la psychologie médico légale en Angleterre comme chercheur.

Pour lire le résumé d'orientation du rapport global 2014 de l'OMS sur la violence interpersonnelle cliquer ICI

























mardi 9 décembre 2014

La 17ème Journée Annuelle de la Petite Enfance à l’Adolescence à Marseille le 12 décembre 2014 "La violence… pourquoi, comment et après " avec Dre Muriel Salmona : Circuits imprimés




La 17ème Journée Annuelle 
de la Petite Enfance à l’Adolescence

Marseille Parc Chanot - Palais des Congrès 
vendredi 12 décembre 2014 
organisée par l’Association "Couleur d'Enfants" :

"la violence... pourquoi, comment et après  "

Avec Dre Muriel Salmona, Thomas Gaon, Dr Maurice Berger, Mme Hélène Romano, Dre Nicole Catheline, Dr Boris Cyrulnik, Dr Thierry Baubet

La Dre Muriel Salmona présentera à 9h15 : "Circuit imprimé" violences et mémoire traumatique, ce qui se passe dans le cerveau pendant et après les violences

1200 participants

Pour tous renseignements : 04 91 82 24 70, 
E-mail : couleurdenfants@gmail.com



Programme



vendredi 5 décembre 2014

Congrès international pour l'abolition du système prostituer à Munich du 5 au 7 fécembre 2014 avec une table ronde Trauma et prostitution




Congrès pour l'abolition 
du système prostitueur 
à Munich du 5 au 7 décembre 







avec la participation le 6 décembre de la Dre Muriel Salmona a une table ronde de psychotraumatologues : Trauma et prostitution: expériences et recommandations 

Table ronde à laquelle participe également la psychotraumatologue allemande Ingeborg Kraus à l'origine du manifeste des psychotraumatologues allemands publié dans le magazine Emma

Version originale du manifeste :





PROGRAMME

International congress for the abolition of prostitution: Stop Sexbuying
From 5th until 7th of December 2014 in munich, 
Anton-Fingerle-Zentrum 
Schlierseestr. 47.

Why this congress?
During our intensive  analysis of prostitution and society and in our efforts to find solutions that looks to women’s interests, we in KOFRA have 
  1. founded a working group 
  2. organized and hosted information and discussion events
  3. begun networking on local, national and European level with organisations, groups and people who want the abolition of prostitution on the lines of the Swedish/Nordic model, the prohibition of the purchase of sex
Our view and our aim are based on the following analyses and perspectives:
  1. Prostitution is an obstacle to equality
The sexual use of a woman’s body for money lastingly prevents equal relationships between the sexes. The existence of prostitution creates a male awareness, that the sexual use of women is purchasable and permitted by society. An equal relationship between men and women is precluded here, boys and men do not learn to adequately communicate with women, to cooperate, to agree on shared desires. Their own sexual wishes dominate, are viewed as legitimate, taught early and may at any time and in any form be satisfied, for a few euros. This locks both women’s and men’s roles in society in the traditional, hierarchical patterns of dominance and submission, that we all believed to be overcome. 
  1. Prostitution is violence against women
Women in prostitution experience the use of their bodies by unknown men between once and 20 to 30 times a day. Together with Sweden we view this reality as violence against women. An event offering information and raising awareness as regards the concrete situation of these women and the physical, psychological and mental consequences for them is absolutely necessary. Women who have succeeded in exiting prostitution are increasingly voicing their experiences. They report having to dissociate their feelings and reactions, having to function like a machine in order to go through the degradation and pains that they are subjected to by constant vaginal, anal and oral penetration. They report having learned this technique of dissociation through childhood violence. They hoped to finally gain control of the situation and thus power by repeating the trauma as an independent decision. The opposite then happens: the trauma is perpetuated by recurrent repetition. 
In a society that denies women possibilities of jobs and satisfactory and adequately paid career choices that are compatible with their situations in life makes prostitution appear an easily accessible escape route: fast money when money is low, and the damages are denied. 
The congress informs on the realities of prostitution, the high risks born by the women, the intense violence perpetrated by the punters. It counters the prostitution myths by reality and clarifies that the purchase of sex must not be legal. 

Programme:  

In the Foyer: 
Exhibition: Myths, Reality and the Consequences for the society
Films: Rita Knobel-Ulrich: “Trafficking in human beings in Europe”, Marion Leonie Pfeifer: “Time of the Nameless” a.o.
Informations, Books, Projects….

Friday, 5.12. 2014
17.00 to 21.00 o´clock in the plenary room:
  • Opening of the congress, 
  • welcome to the guests and participants
  • words of welcome:
Mrs. Christine Strobl,  3. major of the City of Munich 
Mrs Gunilla Ekberg, Swedish-Canadian human rights lawyer, activist and international ex- pert on human rights, gender equality, and trafficking in human beings.
Ms. Mary Honeyball, member of the European Parliament
Dr. Dorothee Schlegel, member of the German Parliament, SPD
Florence Hubert, Terre des Femmes
Pierrette Pape, European Women´s Lobby
Kathleen Barry, Abolish Prostitution Now
Lea Ackermann, Solwodi
  • Honoration of Alice Schwarzer and her great struggle against prostitution und pornography
  • Lecture on the reality and the risks of prostitution. The consequences on our societies, the destruction of gender equality (Dr. Anita Heiliger)
  • Speech of Dr. Kathleen Barry, Kalifornia/USA
  • Survivors of Prostitution speak about their fight against prostitution (Rachel Moran, and Tanja Rahm, SPACE International)
  • Performance of the radical group FEMEN
  • Filmspots: “Girls going wild in red light district” and “Campaign against prostitution”, EWL

21.00 to 23.00 launch-Room: Coming together

Saturday, 6.12. 
9.30.00-17.30 o´clock workshops in Discussion Rooms:
9.30 – 12.30:
1. The Reality of Prostitution: Survivors tell the truth
Rachel Moran, Space International, Dublin
Tanja Rahm, Denmark
“Marie”, Germany
Jana Koch-Krawczak, Germany

2.The Swedish/model: what it is and how it works
Anna Skarhed, chancellor of justice, sweden
Gunilla Ekberg, lawyer, Swedish Government's expert on prostitution and trafficking in human beings.
Simon Häggström, police officer, Sweden
Agnete Ström, Kvinnefronten, norway

3. The Prostitutionlobby: myths and influences on the society
Dr. Inge Kleine, teacher and activist, munich
Sabine Constabel, social worker, Stuttgart
Chantal Louis, EMMA-journalist

4. Politicians for the criminalisation of the punter
Dorothee Schlegel, member of the german parliament, SPD
Mary Honeyball, EU Parliament, Committee on Women’s Rights and Gender Equality 
Isabel Fezer, Mayor of Stuttgart, FDP
Manuela Schon, LINKE, City of Wiesbaden

5. Law-Discussion: how to enforce the Nordic model in Germany?
Prof. Dr. Rahel Gugel, lawyer at the “Duale Hochschule Baden-Württemberg”
Prof. Dr. Susanne Nothhafft, lawyer at the catholic university of applied science, 
munich
Seyran Ates, advocat, Berlin

6. Men against Prostitution
Patric Jean, Zero Macho, France
Gerhard Schönborn, Zero Macho Germany
Tobias AIFF, Zero Macho Germany

14.30-17.30:

7. Trauma. Traumatisation as cause and consequences of prostitution.
Dr. Muriel Salmona, Psychotraumatologin, Paris
Michaela Huber, Psychotraumatology, Kassel
Dr. Ingeborg Kraus, psychologist, Karlsruhe
Tanja Rahm, survivor and therapist, danmark

8. European Initiatives for the “nordic model”
Mary Honeyball, EU Parliament, Committee on Women’s Rights and Gender Equality 
Pierrette Pape, Policy Officer and Project Coordinator European Women’s Lobby, Brussels, “Brussels Call”
Rachel Moran, Survivor, SPACE international
Andrea Matolcsi, Equality Now, London
Anita Kienesberger, “Feministischer Diskurs”, Vienna, Austria, „Stopp Sexkauf“
Sandrine Goldschmidt, mouvement du nid, abolition 2012, France

9. Initiatives in Germany for criminalisation of the punter
Lea Ackermann, Solwodi, appeal “Mach den Schluss-Strich!“
Ulrike Maier, appeal of Karlsruhe
Alice Schwarzer/Chantal Louis, EMMA-appeal
Inge Hauschildt-Schön, Initiative against a mega brothel, Marburg
Inge Kleine, Abolition 2014, „Stop Sexkauf“

10. The perpective of the police regarding the criminalisation of the punters
Manfred Paulus, first detective inspector, decommissioned, Author, Ulm
Helmut Sporer, Judicial Police, Augsburg
Simon Häggström, police officer from the Prostitution Unit of the Stockholm Police, Sweden

11. The media and the criminalisation of the punter
Rita Knobel-Ulrich, Journalist, Filmproduction, Hamburg
Maria v. Welser, Journalist, Radio and televison, Hamburg
Chantal Louis, Journalist EMMA, Köln
Sabrina Hoffmann, Journalist Huffington Post, München

18.00-19.30 o´clock:
Plenary Diskcussion:  Prostitution und Feminism
Kathleen Barry, San Francisco, Abolish Prostitution Now
Rachel Moran, Ireland, SPACE International
Agnete Ström, Norway, Kvinnefronten
Gunilla Ekberg, sweden, activist against prostitution in several countries

20-22.00: Launch Room, coming together, networking

Sunday, 7.12.2014

10-14.00 o´clock: plenary speeches and discussions about  the consequences of the congress with all the representatives from the workshops (Mary Honeyball, Pierrette Pape, Chantal Louis, Dorothee Schlegel, Muriel Salmona, Helmut Sporer, Michaela Huber, Sabine Constabel, Patric Jean, Rachel Moran, Anna Skarhead, Ulrike Maier, Gunilla Ekberg, Lea Ackermann…)
Place:
Anton-Fingerle-Zentrum, Schlierseestraße 47, 81539 München

Finances:
approx. 20.000.- €

Sponsors:
Sozialreferat München/Kofra, Erika Wisselinck Nachlass gemGmbH, European Women´s Lobby, Autonomes Feministisches Forum, Solwodi, Frauengleichstellungsstelle, Kulturreferat München, catholic university of applied science, indivual donations….…

Partners:
Landeshauptstadt München: Sozialreferat,Frauengleichstellungsstelle, Kulturreferat; Bündnis Aktiv gegen Männergewalt, Solwodi, Frauentherapiezentrum, Verlag Frauenoffensive, AUFF – Autonomes Feministisches Forum, Giesinger Mädchentreff, Terre des Femmes, medica mondiale, European Women’s Lobby (EWL), Equality Now, KARO e.V., Maisha e.V., schwedische Botschaft Berlin, BI gegen Großbordell Marburg, 

SPACE International, abolition 2014, Karlsruher Appell, women’s projects throughout Germany, many more…


lundi 1 décembre 2014

colloque départemental à la faculté de médecine de Bobigny : Combattre la dépression des personnes âgées : approches plurielles le 4 décembre 2014


2ème Colloque départemental 
Santé mentale des personnes âgées 
jeudi 4 décembre 2014 
Faculté de Médecine de Bobigny Amphi 600 «Gutenberg» : 


"COMBATTRE LA DEPRESSION DES PERSONNES AGEES : APPROCHES PLURIELLES, 
Comprendre, prévenir et traiter"


La dépression est la pathologie psychiatrique la plus fréquente chez la personne âgée, à domicile ou en institution, et pourtant elle reste sous diagnostiquée et sous traitée. Le risque suicidaire associé est élevé, sans compter l’impact délétère sur l’entourage familial et soignant. Au cours de cette journée nous invitons les professionnels à repenser ensemble le prendre soin de la personne âgée atteinte ou à risque de syndrome dépressif. Ainsi, nous évoquerons la prévention, les implications sociétales, le repérage de signes d’alerte et les aspects cliniques et thérapeutiques ; les partages d’expériences devant aboutir à des propositions, notamment en termes de parcours pour la personne âgée en Seine Saint Denis.


"Reconstruire l’histoire : violences subies et dépression au grand âge" Dre Muriel SALMONA, psychiatre, association Mémoire Traumatique et Victimologie :



Les violences sexuelles sont les plus grandes pourvoyeuses de troubles psychotraumatiques à très long terme. Et le grand âge représente un risque important d’aggravation de ces troubles.

La loi du silence pèse sur ces violences, et encore plus particulièrement sur celles subies pendant l’enfance comme les incestes. La presque totalité des victimes ont été abandonnées sans soutien, ni soin. Leurs troubles psychotraumatiques se sont alors installés dans la durée sans être repérés, ni pris en charge.

La persistance de cette mémoire traumatique leur fait alors revivre les violences à l’identique comme une torture sans fin. Au moindre lien, sensation ou situation qui rappelle les violences, cette mémoire traumatique envahit leur psychisme leur faisant ressentir le même état de détresse, les mêmes douleurs que lors des violences, elles revoient leur agresseur agir, ré-entendent ses cris, ses paroles, sa haine, son mépris. 

Pour ne plus ressentir et éviter le déclenchement à tout instant de cette mémoire effrayante, les stratégies de survie ont associé, au fil de la vie, une hypervigilance, une anesthésie émotionnelle, des conduites à risque, des addictions, et des troubles dissociatifs avec amnésie. 

Ces stratégies de survie de l’adulte ont eu une certaine efficacité mais au prix d’un impact important sur leur santé et leur qualité de vie. 

Avec l’avance en âge, les événements de vie vont s’accumuler, qu’il s’agisse des pertes, des hospitalisations, du passage en maison de retraite. Ces situations d’insécurité et de dépendance à l’autre vont mettre ces personnes âgées en grande difficulté pour gérer leur mémoire traumatique. Les stratégies de survie habituelles sont débordées. Le risque est un nouvel allumage de la mémoire traumatique, envahissante, impossible à contrôler particulièrement lors des soins corporels. Ces personnes âgées vont vivre de nombreuses situations comme des agressions en s’y opposant avec des attaques de panique, des crises d’agitation, des pertes de repères temporo-spatiaux, des troubles dissociatifs avec parmi eux des hallucinations visuelles, auditives et cénesthésiques. 

Pour tenter d’anesthésier émotionnellement cette mémoire traumatique intolérable, le principal mécanisme va être de nouveau l’installation de troubles dissociatifs. Les personnes âgées peuvent alors développer des «délires» de persécution et mettre en scène les violences subies. Elles peuvent également s’auto-agresser et se mettre en danger, ou devenir violentes vis à vis d’autrui en tenant des propos violents et obscènes accompagnés ou non de passages à l’acte agressifs. Ces troubles peuvent rendre les soins très difficiles et être un facteur de risque de rejet et de maltraitance de la part des soignants.

Il est essentiel de savoir repérer ces situations, d’abord pour les comprendre puis pour ajuster ensuite en équipe les attitudes personnalisées à mettre en place.

De manière préventive, avant l’éclosion de ces troubles du comportement en institution, lors de la période de pré-admission, il faudrait pouvoir voyager dans le passé, reconstituer des pointillés de l’histoire de vie, rechercher des traumatismes, et plus particulièrement des violences sexuelles. Cette pratique passe par l’observation, l’écoute et des questions posées, avec le plus de tact possible, à la personne elle-même mais aussi à l’entourage.




Programme




Conférence Débat à Rennes le 2 décembre 2014 organisée par Question d'Egalité: Violences à l'encontre des femmes. Quelles conséquences sur la santé des victimes ? Comment les soigner ?





Conférence-débat 
organisée par 
Question d'Egalité 
à 20h, le 2 décembre 2014
au Centre Social des Champs Manceaux Rennes 

"Violences à l’encontre des femmes. Quelles conséquences sur la santé des victimes ? Comment les soigner ?"

Avec Muriel Salmona / médecin psychiatre/ présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie, auteure de "Le livre noir des violences sexuelles" , paru en 2013 chez Dunod


Les violences sexuelles, très nombreuses en France, restent peu prises en considération par les acteurs de la santé et du secteur social. Or, la santé des femmes est mise en danger par les conséquences psychotraumatiques de ces violences. Quelles sont ces conséquences sur la santé des victimes et des témoins (les enfants en particulier) ? Quels traitements efficaces pour les victimes de violences ? Comment identifier et éviter les parcours de soins inefficaces voire maltraitants pour les victimes ? Quelle politique de santé publique pour les victimes de violences ? Quelles formations dispenser aux personnels soignants et aux médecins ? Muriel Salmona, médecin psychiatre, nous alerte et dénonce une véritable loi du silence, qui empêche les victimes d’être réellement secourues et efficacement traitées.

contact : questionsdegalite@gmail.com
 06 74 69 81 57
Questions d’égalité
Pôle associatif de la Marbaudais (1er étage)
32 rue de la Marbaudais
35700 Rennes