samedi 1 mai 2010

Dernières nouvelles du manifeste plus de 550 signatures !! (150 de professionnels de la santé et plus de 400 de soutiens)


Plus de 550 signatures ce jour
(150 de professionnels de la santé et plus de 400 de soutiens)


MANIFESTE DE PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ ENGAGÉS DANS LA PRISE EN CHARGE D'ENFANTS VICTIMES DE VIOLENCES
Le 01 mai 2010
À l'occasion du 20e anniversaire
de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant

qui proclame :
L'enfance a droit à une aide et une assistance spéciale,
que l'enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle,
a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux,
et
les États parties s'engagent à assurer à l'enfant
la protection et les soins nécessaires à son bien-être
,
compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs
ou des autres personnes légalement responsables de lui,
et prennent à cette fin toutes les mesures législatives.
(article 3)
Les États parties prennent toutes mesures législatives, administratives,
sociales et éducatives appropriées pour protéger l'enfant
contre toutes formes de violence
,
d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d'abandon ou de négligence,
de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence sexuelle
pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d'eux,
de son ou de ses représentants légaux ou de toute personne à qui il est confié.
Ces mesures de protection comprendront, selon qu'il conviendra, des procédures efficaces
pour l'établissement de programmes sociaux visant à fournir l'appui nécessaire
à l'enfant à qui il est confié, ainsi que pour d'autres formes de prévention,
et aux fins d'identification, de rapport, de renvoi, d'enquête,
de traitement et de suivi pour les cas de mauvais traitements de l'enfant
décrits ci-dessus, et comprendre également,
selon qu'il conviendra, des procédures d'intervention judiciaire.
(article 19)
Les professionnels de la santé signataires de ce manifeste
rappellent que
nous savons grâce à de nombreuses études, enquêtes
et recherches récentes que :
1- Les violences faites aux enfants restent très fréquentes, sous-estimées et non-identifiées, méconnues dans leur grande majorité (particulièrement pour les violences sexuelles qui touchent en majorité des enfants et sont commises par des proches), et tolérées pour une grande partie d'entre elles (violences éducatives).
2- Les violences faites aux enfants sont graves,elles ont de redoutables conséquences sur leur intégrité psychique et physique et elles sont une atteinte à leur dignité et à leur droit fondamental de vivre en sécurité et de se développer dans un environnement psycho-affectif adapté à leurs besoins essentiels.
3- Les violences faites aux enfants entraînent en plus des atteintes et des séquelles physiques directes liées à des violences physiques, des troubles psycho-traumatiques sévères qui peuvent se chroniciser (dans 60 % des cas de maltraitances physiques et jusqu'à 80 % des cas de violences sexuelles). Ces troubles psychotraumatiques sont des conséquences normales des violences et ils sont pathognomoniques, c'est-à-dire qu'ils sont spécifiques et qu'ils sont une preuve médicale du traumatisme. Ils sont à l'origine d'une grande souffrance, de troubles anxio-dépressifs avec des risques suicidaires, de troubles du sommeil et de l'alimentation, de conduites à risques (mises en danger, jeux dangereux, conduites addictives, ), de troubles de la personnalité et du développement psycho-affectif, de troubles cognitifs avec un important retentissement scolaire (risques d'échecs scolaires). Ils entraînent aussi un risque d'être à nouveau victimes de violences (violences conjugales, violences au travail, violences sexuelles) tout au long de sa vie, un risque de marginalisation, de toxicomanie, de prostitution (pour les violences sexuelles), de grande pauvreté et de développer des conduites agressives et/ou délinquantes. Il sont responsables d’une altération de l’état de santé avec la survenue nombreuses pathologies somatiques liées au stress.
4- Les violences faites aux enfants représentent si elles ne sont prises en charge au plus tôt un risque vital : homicides, risques d'accidents mortels liés aux conduites à risques (1e cause de mortalité chez les moins de 25 ans), risques de suicides (2e cause de mortalité chez les moins de 25 ans), risques de développer des pathologies somatiques graves avec une espérance de vie réduite.
5- Les violences faites aux enfants ont un impact négatif important sur la santé mentale, sur la santé physique, sur la qualité de vie : sur la vie scolaire, professionnelle, sociale, personnelle et affective.
6- Les violences faites aux enfants si elles ne sont pas prises en charge risquent d'être responsables d'une reproduction de violences tout au long de la vie par l'intermédiaire de troubles psycho-traumatiques : violences subies ou violences agies contre soi ou contre autrui qui sont des auto-traitements anesthésiants et dissociants de la souffrance générée par la mémoire traumatique des violences, mis en place par la victime quand elle est abandonnée sans soin. La violence sur autrui étant un auto-traitement « réservé » à ceux qui s’octroie une position dominante et imposent un rapport de force rendus possibles par société inégalitaire.
7- Les mécanismes psychologiques et neurobiologiques à l'origine des psycho-traumatismes lors de violences sont connus. Au moment des violences l'enfant est dans l'impossibilité de se défendre et de comprendre, il se retrouve en état de sidération et son psychisme va être dans l'incapacité de réguler une réaction émotionnelle qui va rapidement entraîner un survoltage par la production trop importante d'hormones de stress (adrénaline et cortisol), Ce survoltage représente un risque vital (cardio-vasculaire et neurologique avec atteintes neuronales) : comme dans un circuit électrique, un mécanismes de sauvegarde neurobiologique exceptionnel (travaux du Dr Muriel Salmona) va se déclencher produisant une disjonction du circuit émotionnel grâce à la libération de drogues endogènes morphine-like et kétamine-like. Cette disjonction éteint la réponse émotionnelle et produit une anesthésie émotionnelle et physique avec un état de dissociation (état de conscience altérée avec sensation d'étrangeté, d'irréalité, de dépersonnalisation, d'être spectateur des violences). La disjonction produit aussi des troubles de la mémoire, avec une mémoire traumatique (mémoire émotionnelle qui n'a pas pu être traitée par le cerveau et encodée et qui reste non-consciente, incontrôlable, faisant revivre à l'identique avec la même détresse, les mêmes sensations, la même sidération et la même disjonction, les violences lors de réminiscences, de flash-back et de cauchemars). Cette mémoire traumatique, véritable bombe qui explose au moindre lien rappelant les violences, va être à l'origine d'une très grande souffrance que l'enfant va chercher à éviter à tout prix (conduites de contrôle, d'évitement, d'hypervigilance, intolérance au stress) et si ce n'est pas possible l'enfant va devoir rapidement les auto-traiter soit par disjonction spontanée qui l'anesthésie, soit quand la disjonction spontanée n'arrive plus à se faire en raison de phénomènes d'accoutumance liées au drogues morphine-like et kétamine-like par la recherche compulsive d'une disjonction coûte que coûte (par augmentation du stress : conduites à risques, mises en danger, jeux dangereux, automutilation, violences sur autrui, ou par apports de drogues dissociantes : alcool, drogues). La violence sur autrui est une drogue anesthésiante très efficace, la victime étant instrumentalisée comme « fusible ».
8- Les violences faites aux enfants si elles sont prises en charge précocement n'entraînent pas de troubles psycho-traumatiques. La prise en charge des troubles psychotraumatiques par des soins spécialisés est efficace et permet une récupération des atteintes neurologiques et des disfonctionnement psycho-neurobiologiques et une prévention des violences futures.
Pourtant, nous constatons en France
en tant que professionnels de la santé
malgré les 20 ans
de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant :
1- Que les enfants subissent encore beaucoup trop de violences et ne sont pas protégés.Particulièrement au sein de leur famille où les violences sont les plus fréquentes, les violences physiques les plus graves touchent les enfants les plus jeunes et les violences sexuelles touchent plus particulièrementles filles (viols, agressions sexuelles, mutilations génitales), mais les garçons aussi (au moins 1 fille sur 8 et 1 garçon sur 10).
2- Que les professionnels de la santé ne sont pas formés à la psychotraumatologie et à la victimologie. Pendant les étudesmédicales aucune formation n'est dispensée aux futurs généralistes et aux futurs spécialistes en psychotraumatologie, ni en victimologie mis à part un cours sur les maltraitances.
3- Que les professionnels ne dépistent pas systématiquement les violences, et qu'ils font très peu de signalements. Les médecins et les autres professionnels de la santé dans leur immense majorité ne posent pas systématiquement de question sur des violences et ne connaissent pas les signes d'alerte faisant suspecter des violences et/ou des troubles psycho-traumatiques. Les médecins ne sont à l'origine que de 3 % des signalements pour des enfants en danger.
4- Que le conseil de l'ordre des médecins ne se positionne pas clairement pour la lutte contre les violences, leurs dépistages et leurs soins, et qu'il ne joue pas son rôle d'information et de conseil. Les médecins dans leur ensemble ont encore trop peur d'être sanctionnés lors de signalement ou de certificats médicaux pour coups et blessures.
5- Qu'ils n'existent que très peu de centres de soins spécialisés et de professionnels spécialisés. Actuellement les centres de prises en charge d'enfants victimes de violences sont très rares, et il est aux enfants d'accéder à des soins spécialisés dans beaucoup d'endroits en France.
6- Que les enfants victimes de violences ne sont pas protégés, ni pris en charge. Les enfants victimes de violences ne sont que très peu identifiés et donc ne bénéficient pas de mesures de protection. Ceux qui présentent des troubles psychotraumatiques ne sont pas diagnostiqués, ils sont abandonnés, laissés sans soins spécialisés. Ils ne reçoivent au mieux que des traitements symptomatiques et au pire ils sont obligés pour survivre d'avoir recours à des conduites d'évitement ou pour s'auto-traiter à des conduites à risques dissociantes et anesthésiantes, conduites qui vont leur être reprochées. Les enfants victimes de pédocriminalité et de pédopornographie sont encore trop peu repérés, protégés et pris en charge et suivis sur le long terme, alors qu'ils sont gravement en danger pour leur avenir.
7- Que les enfants en situation de handicap, compte tenu de leur fragilité et de ce qu’ils vivent, doivent faire l’objet d’une attention spécifique et d’une plus grande protection.
8- Que les enfants témoins de violences conjugales ne sont pas suffisamment reconnus comme victimes à protéger
9- Que les droits de l'enfant ne sont donc pas respectés. Qu’ils ne sont pas entendus par la justice, ni représentés, ni défendus comme ils devraient l’être lors de procédures pour lesquelles ils sont concernés
10- Que la société reste trop tolérante face à de nombreuses violences faites aux enfants comme c’est le cas pour les violences dites éducatives dans le cadre familial. La majorité des parents y ont recours alors que leur nocivité et leur inefficacité sont prouvées, elles ne respectent pas les droits de l'enfant, les violences éducatives n'améliorent pas les performances scolaires, elles sont un apprentissage à la violence, elles augmentent le risque d'accident chez les enfants, et le risque de reproduire des violences à l'âge adulte. Les enfants n’ont pas besoin d’être dressé, une éducation non-violente est indispensable pour leur équilibre.
En tant que professionnels de la santé
spécialisés dans la prise en charge
des enfants victimes de violences,
nous demandons :
1- Une réelle application de la convention internationale des droits de l’enfant pour protéger les enfant de toute forme de violence dont les violences intra-familiales les plus fréquentes : les violences éducatives, et pour assurer des soins spécialisés de qualité et de proximité à tous les enfants victimes de violence traumatisés
2- Plus de formations pour tous les professionnels de la santé, du social, de l'éducation, de la police, de la gendarmerie et de la justice sur les violences, leurs conséquences, l'accueil, la prise en charge et le traitement d'un enfant victime de violences.
3- Plus d'informations pour les professionnels, pour les victimes et pour le grand public sur les violences, les chiffres des violences, leurs conséquences et les mécanismes psychotraumatiques, les droits des enfants, les ressources disponibles (numéros nationaux, associations, etc.).
4- Plus de campagnes nationales contre les violences faites aux enfants dans les médias (campagnes sur les bébés secoués, contre les violences éducatives, sur les négligences, sur les violences sexuelles : sur l'inceste, la pédocriminalité, la pédopornographie, le tourisme sexuel, la prostitution, la traite et les mutilations génitales)
5- Plus de recherches et d'études de victimisation sur les violences, plus de recherches et d'études longitudinales sur les conséquences psychotraumatologiques des violences, plus de recherches et d'études sur les violences sexuelles faites aux enfants, sur la traite et la pédocriminalité et sur le devenir de ces enfants.
6- plus de centres de soins spécialisés gratuits accessibles sur l'ensemble du territoire
7- Une prise en charge des victimes, spécialisée et de qualité, remboursée ou gratuite.
8- Une prise en charge des auteurs de violences dès leur plus jeune âge en privilégiant le soin et l'éducation.
9- Une réelle et juste application de la loi, en respectant l’intérêt supérieur de l’enfant, en améliorant les dépôts de plaintes et en ne laissant pas impunis les délits et les crimes, en identifiant les situations de danger que courent les enfants à l’intérieur de leur famille et lors de violences conjugales, en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant, particulièrement lors de séparations dans un contexte de violences conjugales, il serait nécessaire d’entendre les enfants, de reconnaître leur souffrance et de mettre en place plus de mesures d'accompagnement, de lieux de visite médiatisée et de mesure de protection.
10- Une éducation à la non-violence et à l’égalité dès le plus jeune âge, et une information précise et détaillée sur les droits des enfants
11- Une loi contre les violences éducatives sur le modèle des 24 États qui l'ont déjà mise en place depuis 1979 (Suède), en privilégiant l’information, l’aide et l’accompagnement des parents
12- Une lutte contre toutes les violences sans exception, sans oublier les violences éducatives, les violences psychologiques, les violences économiques (aucun enfant ne doit être laissé sans abri et dans des conditions de grande pauvreté, les violences d'États (centre de rétention, privation de liberté).
13- Une lutte pour une société plus égalitaire, une lutte contre les discriminations sexistes qui touchent les filles avec des violences spécifiques à leur encontre
14- Une réflexion sur la violence, sur son origine, ses mécanismes et ses conséquences, et sur les moyens à mettre en œuvre pour la prévenir efficacement avec la mise en place de commissions, de groupes d'étude, de colloques et d'échanges internationaux.
.
Manifeste initié par
l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie
email : drmsalmona@gmail.com, site :http://memoiretraumatique.org
posté sur le blog :http://stopauxviolences.blogspot.com/2009/11/manifeste-des-professionnels-de-la.html
Premiers professionnels de la santé signataires :
nom, qualité
1. Dr Muriel Salmona, psychiatre, psychotraumatologue, victimologue, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie, Hauts de Seine
2. Sokhna Fall, thérapeute familiale, victimologue, ethnologue, vice-présidente de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, association Famille et thérapie, Yonne
3. Dr Judith Trinquart, médecin légiste, secrétaire générale de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie,
4. Dr Jean-Pierre Salmona, cardiologue, trésorier de l’association Mémoire Traumatique et Victimologie, Hauts de Seine
5. Dr Monique Martinet, neuro-psychiatre, pédiatre, experte au tribunal, vice-présidente et conseiller scientifique de l’association AIR-AIRMES, Besançon,
6. Dr Gilles Lazimi, médecin au centre municipal de Romainville, coordinateur de la campagne de prévention des violences conjugales en Seine St Denis
7. Dr Emmanuelle Piet, médecin, Seine St Denis
8. Dr Catherine Feldman, Médecin addictologue, AssociationSOS Drogue International, Paris
9. Dr Anne Decaux, médecin spécialiste en santé publique, Haut de Seine
10. Edmonde Chauvel, psychanalyste, Institut de Victimologie de Paris
11. Dr Yann-Yves Mallet, médecin psychothérapeute
12. Dr Claire Damy, médecin psychiatre, Hauts de Seine
13. Sandrine Lucas-Cluet, psychologue, psychothérapeute enfants adolescent, Hauts de Seine
14. Dr Cécile Morvant, médecin généraliste urgentiste et légiste, membre du conseil départemental de l’ordre des médecins d’Ardèche
15. Dr Hervé Sabah, médecin généraliste, Hauts de Seine
16. Dr Antoine Provost, médecin psychiatre, Hauts de Seine
17. Dr Lucienne Coscas-Hatchuel, pédiatre, Paris
18. Dr Jean-Bénédict de Saussure, médecin généraliste, Eure et Loire
19. Dr Dorothée Goudet, psychiatre, Paris
20. Dr Philippe Cosson, médecin addictologue, psychothérapeute, Seine St Denis
21. Dr Brigitte Avignant, médecin généraliste, Yvelines
22. Stéphanie Gattino, psychologue de l’éducation nationale, Val de Marne
23. Aurélie Kalafat, sophrologue, Haut de seine
24. Dr Marie Piot, psychiatre, Hauts de Seine
25. Dr Nadia Idrissi, médecin généraliste, Seine Saint Denis
26. Dr Jean-Pierre Delas, médecin,
27. Alice liey, kinésithérapeute, Yvelines
28. Dr Catherine Caron, médecin addictologue, centre 110, Paris
29. Dr Patricia Joly, médecin psychiatre, Haut de Seine
30. Vinciane Kerkhofs, psychologue clinicienne, Paris
31. Cécile Sarafis, animatrice, conseillère conjugale et familiale au planning familial, Seine Saint denis
32. Sophie Mottu, infirmière et psychologue clinicienne, Val de Marne
33. Annie Gognalon, infirmière scolaire, Seine St Denis
34. Cécile Blanche, sophrologue, Larroque
35. Arlette Zilberg, orthophoniste, Paris
36. Françoise Fanfelle, infirmière retraitée, Moissac
37. Jenny Ann Rydberg, psychologue, Buis les Baronnies
38. Marie-Christine Martin, pédopsychiatre, Paris
39. Mégane Dehouck, psychothérapeute, Landes
40. Catherine Lestang, psychologue, Saint Germain les Corbeils
41. Céline Poirier, infirmière en psychiatrie, Cognac
42. Richard Rossin, chirurgien orthopédiste, Paris
43. Marie-France Caldérone, psychologue clinicienne, Besançon
44. Holde Ruine, psychothérapeute, Yvelines
45. Claudine Berger, infirmière, Sartrouville
46. Ilel Kieser el Baz, psychothérapeute clinicien, Toulouse
47. Guignard Aude, psychologue, Maison Laffite
48. Guillou Patrick, médecin, Le Havre
49. Charlotte Doe De Maindreville, psychologue, Paris
50. Emilie Boutet, psychologue clinicienne,
51. Chantal Tricaud, psychanalyste, Bordeaux

samedi 17 avril 2010

PROCHAIN COLLOQUE DE L'ASSOCIATION LE 10 NOVEMBRE 2010 À BOURG LA REINE 92



Prochain Colloque de l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie
Le 10 novembre 2010 à Bourg la Reine, à l'Agoreine (à 2 mn de la station Bourg la Reine du RER B) salle mise à disposition par la mairie

Mémoire Traumatique et Violences Sexuelles
Conséquences psychotraumatiques

Et comment les représentations sociales sexistes sur les femmes, les stéréotypes sur la sexualité des femmes et des hommes banalisent et rendent possibles les violences sexuelles

Et comment les conséquences psychotraumatiques des violences sexuelles participent à des représentations inappropriées et trompeuses de la sexualité des femmes et des hommes
et sont à l'origine de souffrance et de nouvelles violences

Et comment chez les professionnels de la santé, de la police et de la justice l'absence de critique des représentations sociales sexistes et la méconnaissance des conséquences psychotraumatiques des violences
est à l'origine de graves dysfonctionnements dans la prise en charge des victimes



Et la représentation de la pièce de Pia Divoka "SOLINGE"
avec Laurence Vielle (actrice)
et Jeanne Added (auteure compositrice et interprète)

La participation de l'AVFT (Association Européenne contre les violences faites aux femmes au travail) , du CFCV (Collectif féministe contre le viol), du Mouvement du nid, de Ernestine Ronai de l'Observatoire des violences envers les femmes du 93,
de Voix de Femmes pour un SLAM sur les mariages forcés
et des éditions Des ronds dans l'O
(BD "En chemin elle rencontre…", panneaux d'exposition)
La participation de victimes de violences sexuelles : d'inceste, de mutilation sexuelle, de mariage forcé, de violences sexuelles au travail (témoignages, lecture de texte), de situations prostitutionnelles
une exposition de sculptures de Muriel Salmona : Corps dissociés, corps rassemblés




Des précisions suivront sur le programme précis, les intervenants et les témoignages
Le colloque se déroulera de 9 à 17 h


À propos de la pièce Solinge :


" Géologie de l'intime. La vie de Ludile, jeune fille de 19 ans, bascule ce fameux jour où derrière la porte vitrée d'un immeuble, lui, l'homme, l'autre, celui qui n'a pas de visage, la viole.
Après avoir écrit et dit ce que personne ne veut entendre, Ludile deviendra Solinge pour exister à nouveau, pour « déplacer les montagnes » de la vie." Arcadi production en 2007 et en 2008

« Je suis là avec moi, avec vous. Parfois j'exulte. Simplement d'être là. » Ces mots se projettent, glissent lentement sur le mur de l'Atelier du Plateau. Les lisant, on croit entendre une respiration qui va se rassurant. Ces mots-là sont les dernières lignes de Solinge, récit de Pia Divoka dont la teneur autobiographique saute au coeur. Une langue vraie, arpentant l'intime et la peur sans surplus de détails complaisants. (…) Ce texte, c'est la comédienne Laurence Vielle qui le délivre, au sens premier du mot. Singulière, précieuse elle ne laisse pas en paix son auditoire, qui met en exergue aigu chaque interrogation de l'auteure sur le non-dit du viol creusant plus avant la douleur. Le corps de la comédienne semble tressaillir des mots de Pia Divoka. Laurence Vielle a une voix, une gestuelle, des pas rares, inénarrables, piqués d'une étrangeté ludique. Et peut-être à cette lisière fragile entre interprétation et empathie. Avec fermeté, elle nous inscrit dans le mouvement, l'effort, le cri longtemps souterrain de Ludile, devenue Solinge, pour remonter à la surface du silence.''
Aude Brédy L'Humanité.

« Désormais elle est deux. Superposées, l'une à l'autre, inséparables. L'une dedans qui respire mal, l'autre dehors qui sourit. C'est plus compliqué pour passer les portes mais c'est nécessaire pour survivre. »
Solinge, Pia Divoka

"Elles ont toutes les deux un souffle, une voix rare. De la voix de l'une, l'urgence à dire les mots de Pia Divoka, mélés à la voix de l'autre, un bruissement mélancolique et délicieusement chanté. lecture de Laurence Vielle et chansons de Jeanne Added." Lecture par Laurence Vielle et chansons de Jeanne Added.
Présentation de la pièce lors du festival 40 ans de Paris 8 : "Poétique de printemps" à La Cartoucherie de Vincennes ( 10 mai 2009)




Dr Muriel Salmona pour l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie

dimanche 11 avril 2010

agenda provisoire des interventions de l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie de janvier 2010 à décembre 2010




Agenda provisoire

des interventions de l'Association Mémoire Traumatique et Victimologie de janvier 2010 à décembre 2010





L'association prépare pour le 10 novembre 2010 un colloque sur les violences sexuelles et mémoire traumatique, causes et conséquences de représentations stéréotypées et mystificatrices de la sexualité et de la féminité

Le colloque aura lieu à l'Agoreine à Bourg la Reine et sera ouvert à tout public.


Deux documentaires seront diffusés un de Serge Garde sur la pédocriminalité avec une interview du Dr Muriel Salmona qui passera en juin sur la chaîne 13ème rue et un d'Olivier Enogo sur l'inceste avec les interview des Dr Judith Trinquart et Muriel Salmona




Janvier 2010

  1. le 8 janvier émission de Claire Hédon de RFI sur les violences conjugales : "si t'es un homme, tu ne la traites pas comme ça !" avec Gilles Lazimi, Muriel Salmona et Ernestine Ronai
  2. le 11 et 14 janvier à Rosny sous bois (93) avec la dr Muriel Salmona 2 demi-journées de formation au Commissariat de Rosny sous Bois sur les violences conjugales organisée par la ville et le commissariat de Rosny
  3. le 16 janvier à Paris, intervention de Muriel Salmona à la formation sur les discrimination de la commission femmes d'Amnesty International
  4. le 20 janvier à Kremlin-Bicêtre (94) soirée de formation pour les médecins libéraux au CHU de Kremlin-Bicêtre avec la dr Muriel Salmona : intériorisations et invisibilité des discrimination
  5. le 21 janvier à Clamart (94) GAPP (groupe d'analyse des pratiques professionnelles sur les violences faites aux femmes
  6. le 24 janvier à Paris intervention de Muriel Salmona sur les mécanismes de la mémoire traumatique aux rencontres nationales du Collectif féministe contre le viol
  7. les 25 et 28 janvier à Evry (91) au Conseil général deux conférences de Muriel Salmona de MTV pour les professionnels de la PMI (protection maternelle et infantile)sur "mémoire traumatique et conduites à risque des victimes de violences familiales"
  8. le 27 janvier à Vitry sur Seine (94) formation aux élu-e-s sur les violences faites aux femmes avec Ernestine Ronai et Muriel Salmona de MTV organisée par le CIDEFE et l'ECVF
  9. le 30 janvier à Sens () Colloque violences dans la famille : quels effets, quelles réponses ? organisée par la ville de Sens avec la conférence du dr Muriel Salmona : les conséquences psychotrumatiques des violences familiales : mieux comprendre pour mieux agir et prendre en charge



Février 2010

  1. le 5 février à Paris à la résidence de l'ambassadeur des Pays-Bas, séminaire franco-hollandais : "violences intrafamiliales" avec la dr Muriel salmona et de nombreux autres intervenants
  2. le 8 février à Bourg la Reine (92) le GAPP (groupe d'analyse des pratiques professionnelles) sur comment prendre en charge les proches et particulièrement les enfants de grands traumatisés psychiquesorganisé par l'association Mémoire Traumatique et Victimologie
  3. le 9 février émission débats de Christophe Hondelatte sur France 2 sur la résilience : "la revanche des mal aimés" avec la participation de témoins, de Boris Cyrulnik et Muriel Salmona de MTV qui a fait suite au téléfilm "fait danser la poussière"
  4. le 12 février à Boulogne-Billancourt (92) formation avec la dr Muriel Samona sur psychotraumatismes et addiction aux professionnels de l'association Trait d'union
  5. le 25 février interview de Muriel Salmona dans le Magazine de la santé de France 5 sur les violences conjugales et la nouvelle loi sur les violences psychologiques
  6. le 27 février à Lyon au salon Primevère dans le cadre de l'exposition "En chemin elle rencontre…" la BD éditée par des ronds dans l'O avec Amnesty International, conférence débat sur les violences faites aux femmes avec Philippe Caza (dessinateur), Marie Moinard (éditrice) et Muriel Salmona de MTV



Mars 2010

  1. le 6 mars émission géopolitique de Marie-France Chatin sur RFI à l'occasion de la journée de la femme : la violence domestique états des lieux dans le monde et en France avec comme invités Muriel de Gaudemont d'Amnesty International, Olivier Maurel d'OVEO et Muriel Salmona de MTV
  2. le 8 mars à Bobigny (93) avec les Dr Judith Trinquart et Muriel Salmona de MTV8ème rencontres de l'Observatoire des violences envers les femmes du 93 "Connaître pour mieux aider"
  3. le 11 mars à St Denis (93) avec la Dr Muriel Salmona de MTV et la Dr Emmanuelle Piet et Marie-France Casalis du CFCVjournée de formation viols et agressions sexuelles : comprendre pour mieux agir organisée par la ville de St Denis
  4. le 12 mars à Villeneuve d'Ascq (59) avec la Dr Muriel Salmona de MTV et d'autres intervenants colloque violences au sein du couple et les professionnels : de l'unanimité aux paradoxe, une mise en scène complexe organisé par l'association louise Michel


avril 2010

  1. le 1er avril à Paris Palais de justice séminaire n° 2 REPERER sur les violences conjugales et les conséquences sur les enfants organisée par la sous-commission le suivi des plaintes et la prise en charge judiciaire à laquelle L'association MTV participe
  2. le 8 avril à Aulnay sous Bois (93) Hôpital Robert Ballanger avec le Dr Muriel Salmona de MTV et d'autres intervenants journée de sensibilisation aux violences à l'encontre des femmes et des enfants organisée par le département des urgences de l'Hôpital Robert Ballanger
  3. le 8 avril à Paris Palais de justice avec la dr Muriel salmona et d'autres intervenants séminaire sur Inceste : état des lieux, organisé par la sous-commission mineurs
  4. le 12 avril à Bourg la Reine (92) le GAPP (groupe d'analyse des pratiques professionnelles) sur violences sexuelles et grossesse organisé par l'association Mémoire Traumatique et Victimologie
  5. le 14 avril au Pecq (78) avec le Dr Muriel Salmona de MTV et d'autres intervenants colloque "violences intra-familiales, conséquences sur les enfants" organisé dans le cadre de la commission départementale d'action contre les violences faites aux femmes par la sous-commission information et prévention
  6. le 30 avril à Paris avec le Dr Muriel Salmona le séminaire OGC FMCAction pour les médecins libéraux sur les violences sexuelles



Mai 2010

  1. le 20 mai à St Ouen (93) avec le Dr Muriel Salmona de MTV action de sensibilisation pour les médecins et le personnel para-médical de la ville de St Ouen sur les mécanismes de la violence et l'élaboration de certificats médicaux organisée par le directeur du secteur santé prévention de la ville
  2. le 28 mai à Lille (59) avec le Dr Muriel Salmona de MTV et d'autres intervenants journée d'action sur la santé des femmes avec des conférences débats sur l'emprise que peuvent subir les femmes dans le cadre de mouvements sectaires, du proxénétisme et du harcèlement moral au sein du couple et au travail organisée par la ville de Lille dans le cadre du plan égalité femmes/hommes
  3. le 31 mai à Paris Faculté de médecine Paris V séminaire n° 3 AGIR sur les violences conjugales et les conséquences sur les enfants organisée par la sous-commission le suivi des plaintes et la prise en charge judiciaire à laquelle L'association MTV participe



Juin 2010

  1. date à préciser pour le GAPP de l'association à Bourg la Reine
  2. le 4 juin à Nanterre (92) avec le Dr Muriel Salmona de MTV colloque du mouvement du Nid du 92
  3. le 14 juin à Evry (91) avec le Dr Muriel Salmona de MTV réunion de formation pour les cadres de l'ASE, du service social et de la PMI sur les violences envers les femmes et les enfants : mécanismes et conséquences psychotraumatiques
  4. le 19 juin à Paris avec le Dr Muriel Salmona de MTV et d'autres intervenants le colloque "violences envers les femmes : le non des femmes handicapées" organisé par l'association FDFA (Femmes pour le dire, femmes pour agir)
  5. le 22 juin à chartres (28) avec le Dr Muriel Salmona de MTV réunion scientifiques avec les gynécologues du départements (hospitaliers et libéraux) sur violences conjugales et grossesse
  6. le 24 juin à Troyes (10) avec le Dr Muriel Salmona de MTV journée de formation sur les violences faites aux femmes et aux enfants organisée par la DDFE, le CIDFF, Solidarité femmes et l'AVIM
  7. le 30 juin à Paris avec le Dr Muriel Salmona de MTV journée de formation à l'IREMA sur "psychotraumas et addiction"


Septembre 2010

  1. date à préciser pour le GAPP de l'association à Bourg la Reine
  2. date à préciser à PARIS séminaire n° 4 PREVENIR sur les violences conjugales et les conséquences sur les enfants organisée par la sous-commission le suivi des plaintes et la prise en charge judiciaire à laquelle L'association MTV participe


Octobre 2010

  1. début octobre (dates à préciser) 2 journées de formation avec la Dr Muriel Salmona de MTV sur les psychotraumatismes organisées par l'association Oppélia
  2. le 12 octobre à Saint loo (50) avec le Dr Muriel Salmona deux interventions sur les mécanismes psychotraumatiques des violences sexuelles organisée par le conseil général de la Manche
  3. le 21 octobre à ST Germain les Arpajon (91) avec le Dr Muriel Salmona et d'autres intervenants journée d'étude sur la prévention des violences conjugales : "des mots sur des maux" organisée par l'association Oppélia



Novembre 2010 : dans le cadre de la journée de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes du 25 novembre


  1. le 10 novembre à Bourg la reine (92) colloque de l'association MTV les violences sexuelles et mémoire traumatique, avec la pièce de théatre Solinge de Pia Divoka
  2. le 15 et 16 novembre à Vesoul (70) avec la Dr Muriel Salmona de MTV deux interventions sur les femmes victimes de violences au sein du couple : droits des victimes, un colloque organisé par le conseil départemental d'accès aux droits (CDAD) et présidé par le président du TGI de Vesoul et une auprès des médecins du centre hospitalier de Vesoul et des médecins libéraux
  3. le 18 novembre au Puy en Velay (43) avec la Dr Muriel Salmona de MTV et Dr Emmanuelle Piet journée sur les victimes de violences sexuelles (impact psychologique et prise en charge) organisée par le CIDFF 43 et la DDFE
  4. le 23 novembre à Beauvais (60) avec la Dr Muriel Salmona de MTV colloque "violences conjugales : de la grossesse à la maternité" organisée par l'association Entraide
  5. le 25 novembre à Blois (41) avec le Dr Muriel Salmona de MTV journée d'intervention sur les "violences envers les femmes au sein du couple" organisée par la DDFE et le MPF
  6. le 26 novembre à Tulle (19) avec le Dr Muriel Salmona de MTV conférence débat sur : "la présentation des mécanismes à l'origine de la mémoire traumatique et des conduites dissociantes des victimes de violences dans le couple" organisée par la DDFE

Décembre 2010

  1. date à préciser pour le GAPP de l'association à Bourg la Reine

jeudi 1 avril 2010

Colloque "VIOLENCES INTRA-FAMILIALES, CONSÉQUENCES SUR LES ENFANTS" Mercredi 14 avril 2010 salle des fêtes du Pecq où l'association intervient


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Colloque

"VIOLENCES INTRA-FAMILIALES, CONSÉQUENCES SUR LES ENFANTS"

Mercredi 14 avril 2010

de 9h à 17h

A la salle des fêtes du Pecq

Animation par Isabelle GUILLEMIN,

Directrice du Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles

En présence de Elisabeth TOME-GERTHEINRICHS, Chef de service des droits des femmes et de

l'égalité entre les femmes et les hommes, adjointe au directeur général de la cohésion sociale

Réunion INCESTE : ÉTATS DES LIEUX bibliothèque de l'Ordre des Avocats au Palais de Justice de Paris le 8 avril où l'Association intervient


Réunion INCESTE : ÉTATS DES LIEUX
bibliothèque de l'Ordre des Avocats au Palais de Justice de Paris
Droit de la famille
Responsable : Mme Hélène Poivey-Leclercq
Sous-commission des mineurs
Responsables : Mme Dominique Attias, Mme Cécile Marchal
Jeudi 8 avril de 17h30 à 19h30, bibliothèque de l’Ordre
Thème : « L'inceste : état des lieux »
Intervenants : M. Barbier Sainte-Marie, substitut du procureur de la République auprès du parquet des mineurs de Paris, Mme Murielle Salmona, psychiatre, Mme Chantal Dorval, administrateur ad’hoc, Mme Catherine Perelmutter, avocat à la Cour

Journée de sensibilisation aux violences à l'encontre des femmes et des enfants le 8 avril 2010 où l'association intervient

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JOURNÉE DE SENSIBLISATION AUX VIOLENCES A L'ENCONTRE DES FEMMES ET DES ENFANTS

ouverte à tous

le jeudi 8 avril 2010

à l'initiative du département des urgences

du centre hospitalier Robert Ballanger

à Aulnay sous Bois

avec le soutien et la collaboration de l'Observatoire des violences envers les femmes du 93