dimanche 28 février 2010

émission RFI Géopolitique à l'occasion de la journée de la femme : état des lieux de la situation dans le monde et en France samedi 6 mars à 16H 10


Emission Géopolitique de Marie-France Chatin


Samedi 6 mars 2010 à 16h10


À l'occasion de la journée de la femme : État des lieux dans le monde et en France

15h10 / 15h29 TU (1ère partie) = 16h 10
15h33 / 15h59 TU (2ème partie) = 16h 33

89 FM



AVEC :

Muriel de Gaudemont d'Amnesty International, responsable de la commission femmes
Olivier Maurel d'OVEO auteur de Oui la nature humaine est bonne
Muriel Salmona psychiatre-psychotraumatologue, présidente de l'association Mémoire Traumatique et Victimologie

mercredi 24 février 2010

VIOLENCES AU SEIN DU COUPLE ET LES PROFESSIONNELS : de l’unanimité aux paradoxes, une mise en oeuvre complexe Vendredi 12 mars 2010 Villeneuve d'Asq


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Colloque "Viols et agressions sexuelles : comprendre pour agir" Jeudi 11 mars 2010 de 9h à 17h A l’Hôtel de Ville de Saint Denis



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Colloque proposé dans le cadre des rencontres du réseau de lutte contre les violences faites aux femmes de Saint-Denis, en partenariat avec le Collectif Féministe contre le viol et en collaboration avec l’Observatoire des violences envers les femmes du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis.


"Viols et agressions sexuelles : comprendre pour agir"

Jeudi 11 mars 2010 de 9h à 17h

A l’Hôtel de Ville de Saint Denis
Salle des mariages


Programme



9h : Accueil des participants

9h30 : Comprendre pour agir
- Présentation, en avant-première nationale, de « Viol conjugal, viol à domicile », film du Collectif Féministe Contre le Viol, réalisé par Carole Roussopoulos.
- Prendre la mesure de l'ampleur de ces violences en France et sur le département,
- Connaître le cadre juridique (notamment les modifications récentes de la législation concernant les agressions sexuelles) et son application locale,
- Déconstruire les représentations et les stéréotypes véhiculés sur ces violences
- Décrypter les stratégies mises en place par les agresseurs,
- Echanges


Intervenantes : Emmanuelle Piet, médecin départementale de PMI, chargée des centres de planification familiale et présidente du CFCV et Marie France Casalis, chargée de formation au CFCV

12h30 : Pause repas (la municipalité prend en charge les déjeuners des participants)

13h30 : Retentissements psychotraumatiques des violences sexuelles : mieux les connaître pour mieux prendre en charge les victimes
- La mémoire traumatique
- Comprendre les retentissements de ces violences sur les victimes et repérer les signes de souffrance afin de mieux les aider et les soutenir,
- Mieux comprendre l'importance d'une prise en charge spécifique et précoce
- Echanges


Intervenante : Muriel Salmona, psychiatre psychothérapeute, médecin coordinateure, responsable de l'Antenne 92 de l'Institut de victimologie, présidente de l'association Mémoire traumatique et Victimologie


16h30 : Clôture de la journée : Synthèse et perspectives

Pour plus d’informations sur cette journée : Mission droits des femmes : Morgan Choblet, morgan.choblet@ville-saint-denis.fr, 06 20 07 03 67 Coordination des centres de Planification et d’Education Familiale : Christine Leverrier, christine.leverrier@ville-saint-denis.fr, 06 26 47 63 68

dimanche 14 février 2010

Connaître pour mieux agir, 8ème Rencontre départementale de l’Observatoire des violences envers les femmes du 93 lundi 8 mars 2010




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Muriel Salmona (présidente) et Judith Trinquart (secrétaire générale) de L'association Mémoire Traumatique et Victimologie font des interventions lors de

La 8ème Rencontre départementale de l’Observatoire des violences envers les femmes du 93 Lundi 8 mars 2010 de 8h30 à 17h30 à la bourse départementale du travail, 1 place de la Libération, Bobigny

Connaître pour mieux agir

Programme

9h15 : présentation du bilan de l'Observatoire par Ernestine Ronai, responsable de l'Observatoire, avec Sylvie Moisson, procureure de Bobigny et Marc Bablet, inspecteur adjoint d'académie

10h :
- Repérage des violences faites aux femmes mené par différents
professionnel-le-s du département, par Cécile Sarafis, conseillère conjugale
et d’éducation familiale.
- Etude sur 226 patientes reçues aux urgences de l’hôpital d’Aulnay-sous-bois, étude réalisée par Fatima Le Griguer, psychologue.
- Enquête en Seine-Saint-Denis sur les violences sexuelles faites aux femmes au travail, par Jean-Michel Sterdyniak, médecin du travail.

11h30 :
- Les consultations de victimologie mises en place dans les CCDPS du Département, par Mathilde Sacuto, directrice de la prévention et de l’action sociale au Conseil général.
- Une consultation de victimologie, par Gérard Lopez, psychiatre, président
de l’institut de victimologie de Paris (CPIV) et par Gilles Lazimi, médecin, CMS de Romainville.

12h30 : pause déjeuner

13h30 : La prostitution, une violence sexuelle
- Le lien entre violences sexuelles subies et prostitution, études du collectif féministe contre le viol, présentées par Emmanuelle Piet, présidente du CFCV.
- Présentation d’une étude réalisée sur les femmes accueillies à l’Amicale
du Nid 93, par Patricia Léger, directrice de l’Amicale du Nid 93.
- Le retentissement des violences sexuelles liées à la mémoire traumatique
par Muriel Salmona, psychiatre psychothérapeute et médecin-coordinateur
de victimologie, responsable de l’antenne 92 de l’institut de victimologie.
- La décorporalisation dans la pratique prostitutionnelle par Judith Trinquart, médecin légiste et de santé publique.




mercredi 10 février 2010

Débat sur la résilience sur france 2 du mardi 9 février "La revanche des mal-aimés" ave Muriel Salmona et Boris Cyrulnik




A voir ou à revoir pendant une semaine sur internet la retransmission du débat télévisé de france 2  de mardi 9 février "La revanche des mal-aimés"


 diffusé après le téléfilm : "fais danser la poussière", 
avec sur le plateau  Marie Dô, Sybille Claudel, Clavel Kayitaré, Patrick Dugois, Antoine Léonard-Maestrati et les docteurs Muriel Salmona et Boris Cyrulnik 

http://programmes.france2.fr/soiree-debat/index.php?page=article&numsite=4358&id_article=14972&id_rubrique=4361


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Un débat animé Christophe Hondelatte, préparé par Isabelle Clairac, réalisé par Bernard Faroux, proposé par Christian Gerin, produit par 17 Juin Media.

LE DEBAT : "La revanche des mal aimés" :
Parce qu’ils n’ont pas été désirés et aimés et que leur famille les a rejetés ; parce qu’ils ont perdu leurs parents, au cours d’une guerre, d’une catastrophe ; ou bien encore parce qu’ils ont connu plus de coups que de caresses ; certains enfants « partent » moins bien que d’autres dans la vie marqués, dès le plus jeune âge, parfois même avant leur naissance, par un malheur qui semble insurmontable.

Ce malheur « originel », cette enfance douloureuse, beaucoup ne s’en remettent jamais. Quand d’autres paraissent remonter la pente tant bien que mal, certains semblent même y puiser une force hors du commun. De cette souffrance, certains enfants font même, à l’image de la petite Maya et selon l’oxymore cher à Boris Cyrulnik, une merveille.

Pourquoi ? Qu’est-ce qui donne cette « énergie du désespoir » aux uns plus qu’aux autres ? Comment, à partir d’une enfance blessée, un enfant mal-aimé ou maltraité peut-il se construire et réussir sa vie ? C’est l’objet du débat qu’ouvrira, Christophe Hondelatte, après la diffusion de la fiction « Fais danser la poussière » réalisée par Christian Faure.

Aux côtés de Boris Cyrulnik, psychiatre spécialiste de la résilience et auteur d’« Un merveilleux malheur », Christophe Hondelatte recevra des spécialistes du psychotraumatisme, mais aussi des artistes, des sportifs, des hommes et des femmes mal partis » dans l’existence mais « bien arrivés » dans la vie. Parmi eux : Marie Dô, danseuse et auteur de « Fais danser la poussière ; Clavel Kayitare, l’enfant n°13 du génocide rwandais, devenu champion du monde du 100 m, athlète au jeux para olympiques d’Athènes et de Pékin…

dimanche 7 février 2010

une vidéo de France 5 à partir de mes travaux sur les conséquences psychotraumatiques du viol

video

Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes expliquent les réactions du cerveau lors d’un viol, d’après les travaux du Dr Muriel Salmona, psychiatre.

Sur le plan cérébral, dès le début d'une agression, notre système d'alarme, l'amygdale (chargée de décoder les émotions et les stimuli de menace), s'active et déclenche une cascade de réactions pour préparer notre fuite.

Elle provoque, entre autres, la production par les glandes surrénales des hormones du stress, l'adrénaline et le cortisol. Résultat : tout l'organisme est sous tension, le flux sanguin, le rythme cardiaque et la respiration s'accélèrent, les muscles sont contractés, prêts à amorcer la fuite.

Mais quand la victime est immobilisée par son agresseur et ne peut pas s'enfuir, très vite l'amygdale cérébrale s'affole ; les centres nerveux au niveau du cortex, sensés analyser et modérer les réactions, sont comme noyés par les signaux d'alerte. C'est la panique totale. L'amygdale surchauffe, la victime est dans un état de sidération. Du coup, elle ne peut plus se défendre ni crier ni même réagir... Elle est comme paralysée, elle est dans un état de stress extrême dépassé et sent qu'elle va mourir.

Alors, pour éviter que le survoltage de l'amygdale ne provoque un arrêt cardiaque, le cerveau déclenche une sorte de court-circuit, en libérant des substances chimiques, de la morphine et de la kétamine, qui vont isoler le système d'alarme. La production d'hormones de stress est alors stoppée.

La victime est comme coupée du monde, déconnectée de ses émotions. Pourtant, la violence continue, mais elle ne ressent presque plus rien, ce qui lui donne un sentiment d'irréalité totale (les victimes le disent : à un moment donné, elles ont l'impression d'être spectatrices de l'événement).

C'est cette dissociation qui va leur permettre de rester en vie, mais qui, paradoxalement, va provoquer le sentiment de culpabilité et bien d'autres conséquences. Car isolée, anesthésiée par les décharges de morphine et de kétamine, l'amygdale n'évacue pas le traumatisme du viol vers l'hippocampe, notre système de mémorisation et d'analyse des souvenirs.

Le moment du viol reste comme piégé en l'état dans l'amygdale. Ainsi, à chaque flash-back, c'est le souvenir du viol non traité par le cerveau que va revivre la victime, un moment extrêmement violent. C'est ce que l'on appelle le stress post-traumatique.

Avec les travaux du Dr Muriel Salmona, psychiatre.